CONCLUSION
1" Il nCï^t plus permis de mettre en doute la formation lente et progressive de l'univers par l'action naturelle des forces physiques. Si les premières phases sont hypothétiques, parce qu'elles échappent à l'observation, du moins les phases géologicpies, avec la Ionique durée qu'elles supposent, sont certaines.
'2*^ Pour les croyants, la cosmogonie biblique est un documtMil intégralement inspiré qui ne nous enseigne certainement pas l'erreur. Alais la question est de savoir ce que cette cosmogonie nous enseigne expressément.
3" Elle nous enseigne certainement le fait de la création, le dogme d'un Dieu un et personnel, et par conséquent les devoirs religieux de l'homme envers son Créateur...
4" Quant à la nature du cadre, c'est-à-dire du récit, qui sert d'enveloppe à cet enseignement, trois opinions divisent aujourd'hui les catholiques.
(a) Pour les Concordistes, c'est un cadre proprement historique, où les jours signifient, dans l'ordre même où ils se succèdent, les phases diverses par lesquelles a passé la Terre jusqu'à nos jours.
(b) Pour les Idéalistes^ c'est un cadre purement artificiel dans lequel l'auteur sacré a disposé les œuvres de Dieu les plus saillantes, adoptant six tableaux, pour représenter les six jours de la semaine.
(c) Pour les Critiques, c'est un cadre emprunté par l'auteup inspiré aux traditions populaires et à la science cosmogonique
Ce littcralisme du la crilique est considéré par plusieurs autours comme trop avancé. Comme il n'est point entré dans l'euseisnement des écoles catlioli<|ues, uous nous abstenons de le développer ; nous le mentionnons pour ne pus paraître l'ignorer. Ou eu trouve les éléments dans divers auteurs catholiques : Fr. Lenormant, Les origines de l'histoire d'après la Bible et les traditions des peuples orientaux ; Loisy, Les études bibliqties; d'Hulst, La question biblique; Lagrange, L'Hexaméron, dans la Revue biblique, juillet 1896.
du temps où il écrivait, adapté et épuré de manière à enseigner la vérité religieuse et le repos sabbatique.
Ne soyons pas surpris que l'exégèse orthodoxe revête plusieurs formes accessoires dans un même temps : cette variété d'opinions a existé à tous les moments de son histoire. Tant que l'Eglise ne se prononce pas, les systèmes valent ce ({ue valent les raisons de leurs auteurs. En tout cas, chacun deux est très affirmatif lorsqu'il s'agit de revendiquer l'origine divine du texte et son infaillibilité.
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