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I iilciilili- lit' ii.itiiii' (l.iii< Ion- les (Hros qui lui ii'-^^rniMi'iil [mw ItMir oriiniusnit'. Le lanyago arlitMilé, la moraliti'. la rcligiosilé, lo proi>ivs. otc... lois sont les pluMiomènos exh'ricurs à Ira- V(M'< l("<(nu'ls rayonne linlelliiU'enee jinmaine.
?■■ Li' /(iii(/a</(' (ii-licii/i' ^'s\ à la l'ois le sii^iie cl le ri-siillal de lalt^lraclioii cl de la i;('ii('i'alisal ion. ()nicoii(|iie pai'le csl un tMre(|iii pense : car. iou'- les uiols d'une lan^iM'. les pronoms aussi hien (pu» le>^ noue- et les Ncrbes. soni de< rorniules o-énôrales el al»--! laile-^. d<''<4ai4(''es des ohjels pari ieulieis. i^u'-eiproipienienl. cpiif-onipu' l'ail de< aeles d ahsiraelion sera dou('' du lanyai^e : non |>as (pu- loiil aele dahsiraclion prodnil dans I e>^p|-il se nianil'esle n(''e<'ssaireineiil par la parole : mais on ne saurail concevoir qu un (Mre. \i\anl en soci(''l(''. ail des idées J
li-f'-nérale^ et ahsirailes sans jamais enq)loyer de i'ormides |)onr ■
Ic^ exprimer, h'ailleurs, ces l'ornndes ne sonI |>as lonles des nnxlulalions de la xoix : (dies ])eu\('nl èlr'e de- signes de eon- \('nlion e\(''cnl<''- par Ic^ mains, les ncux ou de loide anire façon.
Or. ce langage, h'-nioignage inl'aillilde de lespril. res|»èce lin mai ne le po<<éde <on-- lonle- le- lai d nde<. Il est plus ou moins riche, plu- on nn»ins liarnutnienx : mais il ne manipu' nulle pari . \(i\ e/ le sourd-nu lel. (pie les sons de la la ngm' connu nue nepen\enl alleindi-e: plulTil (pu- de lenir ca(di(''es les pensées de son âme. il in\('id<'ra une nunuqm'doni (diacpie monvenienl aura nne -ignifical ion g<''n(''i'ale el ah-liade. ('.lie/, les sauvag"es, le langage existe : (pielipu* painre (pi il soil. il se compose de roi'inules g('Mi(''l'ales : il est du reste I on jours susee|)lil)le de s'enricliir I .
'•i" La intiraliU' est un anIre Iriiil de I intelligence. l-]n ell'el^ la notion du bien el du mal suppose la conscienee de la liherh' et de la i-espon-abilil(''. (lelui là seul est libre et distingue le Inen du mal. (pii sai-il une relation de cont'oi'inih'' on d opposition eiltl'e lin acte ipl il po-e el niie loi (pi il coliliail. ( )r. la
(1) \'ciil- If ilrvi|i)|i|(PiiM'iil lie ce -ujcl ilail.s .M. l'iiit : Lu /icrsiiniiP Inimaine.
iiKualitr ^f iciroiivo ('galomenl dan>- hmlrs le- r;i(c< Iminnincs;. Lo s(Mitiment quelle inspire n'est |i;i-~ nue ci-iinlc <lii cliàlinient, nuiis l;i IkhiIc d ;i\(iir liles<é une loi iiiiiiiii;il)le r(''\ (''li'e |»nr l;i eonseienee. S;nis <|(inle. les lois posilives son! 1res \;n'inhles dinie luilion à r.inire: snns doule nussi. les |n;ilii|ne< sur les [)t)iiils esseiiliels. (•(iiiinie l;i |in(leiir. l.i proprii'-l c. le i-espeel de |;i vie liiiin;iine. sont 1res dilVérenles >iii\.uil le (le<ir('' (le ciN ilisal ion. Mais, elio-e i'emar(|iial)le. il ii e<l pas une peuplade, si liarbare soil-ellc <|iii n ail ad(>l»l('' de^ i-(>\\lilliie< el (''laMi des >-a lii-| i(ili< <pii allc^leid I rxi^lciicr et a-'~llreiil le respect du seulinienl UKual.
1" La /r//7/o.s77r' i-oni prend à la l'oi-^ la cion anee en de<rlre^ ^up('Mi(Mii-- capalilc- d intIuiM- ^iir nos de>-i inée--. el la per^ua- -i(tu ipi une |)arlie de non- iuimih"- •~ur\il au delà <\r la mort, .^i I alli(''i-nie -(' reneoni rc dan- I liunianili'-. <• e^-l à I ('lai crrdlif/lic. >-ui\anl le niui de ( )ual rel'a^c^-. Par la pou^>-(''<' naluiclle de ^on ("'l rr. l'Iiounnc c-l reliiîiciiN : ce n e-^l pa-- pour dc\ cuir ridii;ien\. mais |)oui' «"'Ire allK'c. (pi un humnic a liesoiii dV'dncal ion. .Vs-^urcMinuil . l'in-l iiicl ion r-l n(''ccvv;iiii' pouid<''\eloppcr IC-pril reliLîii'ux --ou- une Inruic | larl iculiére : mai-. a\aiil hmlc iii-lnicli(in. Ifiiiic liiiiiiaiiic c-l |-(dii4'ieiise parin-lincl. ( >l|c IcndaiH-c c-l au>-i le i(--iillal de l'intelli- Liencc liiimaine. ('.Iierclianl d'où il \ieiil. cpii a l'ail le monde. I lion m H,' sent qu'il e-l liU dune cause sn|)i"ènie dont il dt''|icnd i(Mijoui'>^ : reiiardanl (n'i il \a. I iKuniiie sent ip; il ne peiil pamourir tout entier, .\iilaiil clic c-l uiii\('r-elle dans lliuinanil(''. autant l'idiM" rcliuien-e est élrantçère au reste de l'univers.
.5" l.c /t/df/irs (luns l'individu cl dans iefipt'ce est un l'ail ah^^oluincnt caraet<''risli(pie de res|)èce humaine. Les animaux ne <onl pas siiscepl ihles de proi^rès. |>ari-(^ que, dit < ".11. l'icliet . ils sont condamnés à nne fixilc psi/cliique. D'où \ient cette lixit»% sinon de l'impuissance où sont les animaux d'ah-liairc et de iif'iK'raliser? I)'où \ ieid à l'honnne sa taenlté de d(''\eloppeiiienl. <iiion de >-(in e-|M'il qui lui pennel de nionlcnlcs l'aiU particuliei'- à des idées ^éiUM'ales et ahstraile^'.' Toiilc ci(''alion amenant nu proiii-ès consiste dans la doniinalion dune id(''c
i>('mu''i;i1(' '^iii- I;i ni.ilièic ou sur les phénomènes particuliers. Tandis ([ue lauinial est Tesclave de la natiu'e, lliouiiue inlelligenl la domine et Tasservil.
G" Cet aaservissemeni des éléments bruts et des êtres animés aux besoins el aux caprices de Ihomme est donc aussi un sif^ne de son intelligence. L'homme de tontes les races, el lui seul, lravaill(> le bois, le fer, la |)ierre, etc.... bâtit des demeures qui ne se ressemblent point et ([ui dépassent ses besoins physiologiques. Lui seid allume le feu et se fait <les habits. Lui seul crée des o'uvres darl, dont le but est (Texpi-imer le beau et non de réaliser l'idile. Il étend son empire sur tous les animaux, dompte les plus leroces, forme à son service les plus dociles...
Il serait superflu de multiplier ou de développer ces marques de l'intelligence humaine, (-omme elles se rencontrent chez tous les hommes et font défaut chez tous les animaux, elles établissent une ligne de démarcation infranchissable entre les uns et les antres. Cependant, elles n'ont de valeur probante • plantant (ju'elles conduisent à cette conclusion : il existe chez l'homme des facultés spirituelles qui manquent chez l'animal. Cette conclusion, nous la croyons solidement établie sur les bases suivantes qiu> nous avons posées en commençant. La nature des objets révèle la nature des facultés qui les embrassent : les objets qu'atteint l'homme, et que lui seul saisit, étant de nature spirituelle, il en r(''sulte que les facult(''s iiuinaines sont ég'alement spirituelles. Alaisune àme spirituelle n'est point de même ordre qu'un principe d'activité puremeid sensible, et par conséquent ne peut en être sorti par voie de simple développement. Il en résulte que la première Ame humaiuc, n'étant pas seulement un progrès mais une c/io.se nouvelle, ne put arriver à l'existence que par l'intervention d'un pouvoir créateur extérieur à la nature.
Il est juste maintenant d'écouler les advei-snires de notre thèse, et de signaler, si nous le pouvons, quelles interprétalions fautives les conduisent à Terreur ou les y retiennent encoie.
§111. — Diiimri.TÉs SIR i/A>rE m maim:
Puisque notre enseignement sur l'origine de làine humaine est basé surle fait de sa transcendance, nous devons rechercher par quels arguments nos contradicteurs essaient de combler Tabîme qui sépare l'homuie et la bète. Ils nous reprochent, en elTel, de déprécier les animaux et de surfaire les races humaiues inférieures. Chez les animaux, disenl-ils, on retrouve, au moins à l'état rudimenlaire, toutes les facultés de l'homme : le sauvage est un intermédiaire entre le civilisé el l'aulmaLuii arriéré encore en voie de développement; d'aiihMus. ne voit-on |)as l'enfant répéter une à une toutes les phases qu'a dû liavei'ser riutelligence humaine avant dalleindre l'élévation actuelle /
1" L'espril des hèles (1). — Darwin avait déjà fait de grands elforis pour découvrir dans les actes des animaux la trace d'une inlelligence qui généralise et qui abstrait. Romanes, son disciple, a développé la pensée du maître dans le livre iiditulé : Vlnlelliyence des animaux (2). JM. Perrier, reprenant la thèse de l'un et de l'autre, conclut à la présence de lintelligeuce proprement dite (3). C'est aussi à la même conclusion «piaboutit, dans une série d'articles liés documentés, .AI. le marquis de Nadaillac, qui, néanmoins, rejette l'idt'C d'identiti' entre la nature humaine el la nature animale (4).
Selon M. Perrier, les animaux possèdent toutes les facult(''s liiunaines : perception extcMieure, mémoire, imagination, puis-
(1) Cette que.«tioii vieut d'être très^-^oigueusemenl étudiée dans l'ouvrage de M. l'abbé Piat, La personne humaine, liv. II, ch. 3 et 'i. Paris, Alcaii,
(2) L'intelligence des animaux, par Romanes. Paris, Alcan, 1887.
(3) Perrier, Le transformisme. Paris, J.-B. Bailliére, 1888.
(4) De Nadaillac, Le Correspondant, articles Instinct et Intellif/ence. 1891-
s;iii('t' diiKluin'. d ;iIkI i;iiif ri de m''iu''l';ili^('|- : il'- ;i iii;iiriil ilc l;i curidsitr, un ccrlaiii -cul iincnl ilu licaii. Vdire iimmiic ilr la l"('liiJ'iosil(' (M de la iiioralilr.
S'il n"rnlrt' pas dans noire plan de l'aire nne discnssicin dc'lailh'»' des l'ails allé^iU'S en laveur des hautes raeuliés animales, nous donnerons du moins les |)rincipes (pii noiis ser\ cid . jtour notre propre compte, à r(''soudre ee proldème à la l'ois 1res ancien el tout moderne.
Loin de nous la pensc'e d abaisser I animal sous priHexIe de mieux relever riionime. Nous ne dirons point avec Desearles (pie les animaux sont des machines savamment ai^enec'es |>ar la main du (".n'ateur. tUi\\\ les innombrables i'(>ssorls son! si bien ajustés (pie des d(>clenelienienls de pure m('M'ani(pie donnenl l'illusion de la spontan(''il«'', de la seusibilil('\ de la pereeplion cl de la \olilion. Ancc le plus (''h'menlaire Ixui sens, nous admellons (|ue les animaux connaisseni, se meuxcid eu\m(''mes, se dc'Ierminent, ('prouvenl des (muoI ions, manileslenl des passions, sallacbeid. s'irrib'ut, se d(''ren(l(^nl , se l'onl des demeures, elc. . Sain! 'l'Iiomas, en l!d(''le disciple dArislole, \ a jus(prà leur ail ribuer une l'aeulb' de cond)inais(»n di maires (pii s» (il M une écriai ne iniiiai ion du ju!4(Mueni ■> elle/ 1" boni me.
Mais, à roccasion des animaux, nous dislini.;uons deux sorles de J'aciilb'S. Les unes soiii diles l'acult(''S sensibles, el consisleiil dans le |)oiivoir de connailre. d'aimer, de poursuivre ce (pii rra|)|>e les sens, de reienir ci de combiner des imai^'cs iinprim(''es dans l'or^'anc c('r(''bral. Les auires soni dites laciilt(''s i niellée tu elles consistent dans le pouvoir dabsira ire ri(l<'e de rima^'c, de poursui\ re le bien immat('''riel, de combiner entre elles les id(''es. ce (pii conduit au raisonnement, à la morale, à la religion, au pro^iès.
r.oniine nous lavons dil plus liant, nous allribu(Uis aux aiiiniaux loules les l'acull(''s sensibles : nous IroiiNons en riiomme seul les facull(''s iiitellcel nelles ou spirituelles. Nou>< croV(jns (pie tous les actes des animaux sont coiilin(''S dans le domaine de la scn^-ibiliti'- : coiil rairement à la doctrine de |,.(hUc et de (ioiidiliac. nou^ cro\on< (pie la pcii--('e liiimaiiie