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Terrain erratique ou glaciaire

En Saxe, dans la régionSud,ona trouvé à partir de la surface. 1. Terrain erratique ou glaciaire (N" 3 de Potsdam). •2. Sables et graviers inlerglaciaires (N° 4 de Potsdam). .'). Erraticjue inférieur (N" 5 de Potsdam). 4. Sables avec matériaux du Nord...

Ces deux taldeaux, conlirinés par une niuUiliule (l'aulres coupes, ont permis aux géologues de reconstruire de la manière suivante l'histoire des temps glaciaires. Vers la fin des temps tertiaires, un climat chaud et assez uniforme renij)lissail raln)osj)li(M'e de \a|)eurs abondantes. Les sonmiets montag-neux, récemment souIcac-s, ad i\ aient la condensation de ces vapeurs : elles tondiaient en pluies torrentielles dans les plaines, où se faisaient de grands tra\aux d'érosion j)ar les eaux sauvages et par les rivièi-es débordantes; elles lombaient en neiges voluminetises dans k's régions de montagnes, où se formaient de puissants glaciei's, dont les moraines allaient au loin se déposer dans les vallées. Soit diminution de température, soit abaissement des sommets condensaleuis, les pluies et les neiges, les érosions et les dépôts glaciaires, perdirent peu à peu de leur intensité, jusqu'à ce (pi'enlin l'éciuilibre actuel fût établi.

Mais, tant qu'ils dui'èrent, ces |»liènomènes ne |)i'ésentèrenl |)as une parfaite uniformité. Lue première invasion étendit III- la Hussie, le Danemark, l'Allemagne, jusqu'en Saxe, les glaces descendues des monts Scandinaves à travers les faibles dépressions de la mer Balti(pu' et de la mer du Nord. — Puis le glacier recula assez loin pour i[\\v les dépôts d alluvions se trouvassent superposés au terrain erraticpie inférieur même dans rAllemagne du Nord. — Mut ensuite lUie recrudescence des glaces; elles ne s'étendii'ent pas moins (jue les premières, puisqu'on les retrouve aussi jusqu'en Saxe, atteignant au moins les mômes limites. — JMais ce grand glacier recula à son tour vers le Nord, et assez longtemps pour que d'épaisses alluvions inlerglaciaires aient pu se former. — Enfin le glacier Scandinave revint encore une fois sur ses pas : cependant son aire d'extension futbien plus restreinle,puisqu'iln'enexislepoinl de traces dans les régions sud <le rAllemagne. — Dans une période de froid sec qui su i vit, il reçu la défini tivenu'nl vers la Scandina\ie. Un tableau présentera mieux au regard ce que nous venons de dire. L(; <pudernairc nous offre les phases suivaides à partir des plus récentes :

1" fllimal froid cl soc: rci-ul dôMnilif des i^laricrs. '2' Dernit-ro extension glaciaire, la moins considérable, .'i' Périotie inlerglaciaire.

4° Deuxième extension glaciaire, la plus iin])()rlante. 50 Pi-emière péiMode interglaciaire.

6' Première extension glaeiaii'e. a la tiii du pliocène. Cerlains auteur-^ (.ni pcn-'i'- (pi(> les oscillations des glaciers quaternaires devaieni être assimilées aux oscillations incessantes des glaeiers actuels. Mais c'est à tort. Sans doute le Iront des glaciers quaternaires subissait de légers déplacements, semblables à ceux que nous observons dans les Alpes : mais ces déplacements sont trop courts pour expliquer la longueur des périodes interglaciaires. Pour expliquer le recul énorme des glaciers quaternaires, durant lequel des alluvions importantes se sont déposées, durant lequel des forêts se sont inq)lantées et se sont succédé sur les moraines du glacier (lis|)aru, durant le([uel des animaux de climat chaml oui pu s'établir et laisser des traces nombreuses, il faut évidemment recourir à un temps notable qui dépasse celui des oscillations actuelles des glaciers.

Nous n'avons parlé que de la chronologie fournie par l'étude du <n-and placier Scandinave. Mais cela suffit. Car, dans les îles Britanniques, dans les Alpes, dans les Pyrénées, dans l'Auvergne, l'étude des ancien^ glaciers a conduit les stratigraplies au même résullat. Partout on établit au moins une grande invasion glaciaire (n" 4). suivie d'une période interglaciaire (n" 3); vint ensuite une extension glaciaire plus restreinte (n" 2), et enfin la période de climat sec et froid opérant le recul définitif des glaciers (n" 1). Ainsi, dans les .\lpes françaises, la lacune interglaciaire (n" '^) fut tellemeni longue t{u'une nappe alluviale de .'îO mètres dépaisseur se déposa à Thonon.

M. Boule a bien établi le parallélisme chronologique de ces diverses oscillations glaciaires dans tous les pays montagneux de l'Europe. Une même cause a dû produire ces mêmes effets dans le même temps sur des contrées géographiquement si

voisines. Du rcsU», ridculilé (lt>s rauiics cl des Horcs iHablies sur les terrains abandonnés par lesglaciors, durant les périodes interglaciaires, ne permettent pas d'en douter.

Mais, à une grande distance, l'identité de succession des phénomènes ne permet [)as d'identifier absolument les temps où ils se sont produits. Car, les conditions climaléricjues qui ag-issaient sur toute l'Europe pouvaient ne pas être les mêmes sur rAmériijue à la même époque. La faune (pii peuplait alors l'EuropL' pouvait n'être pas la même en Améri([ue : Fhippopotame et l'ours des cavernes qui vivaient en France el en Angleterre durant les époques glaciaires vivent maintenant encore dans l'Afrique.

Cependant, cesL un fait singulier (jue l'iVuiéiùcpu' du Nord a eu sa période glaciaire aussi bien (juc l'Europe, qu'elle présente exactement les mêmes subdivisions (pu^ la période glaciaire européenne :

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