LE CULTE
Toute religion digne de ce nom s'accompagne d'un culte, qui devient l'expression du sentiment intérieur et des rapports constants de l'homme avec les puissances célestes. Les formes du culte varient en développement suivant le caractère des religions et le degré de culture sociale, depuis l'acte simple
de l'adoration individuelle jusqu'aux cérémonies puWicpïès, entourées d'éclat et de solennité, et accomplies par un sacerdoce fortement constitué. Tout ce que nous pouvons savoir de l'ancien état social des Aryas porte à croire que les formes du culte devaient être chez eux déjà d'une simplicité toute primitive, et c'est ce que confirment les données de la philologie comparée. Rien n'y indique l'existence d'un sacerdoce constitué, non plus que celle d'édifices consacrés aux dieux. Les noms du prêtre, du temple, de l'idole, de l'autel, n'offrent aucune de ces analogies qui les feraient remonter aux temps de l'unité. Mais, d'autre part, les termes qui se rapportent nn sentiment religieux, à l'adoration, à la piété, à la foi. à h prière, et surtout au sacrifice, prouvent clairement que les Aryas primitifs honortiient leurs divinités d'un culte sincère et fervent.