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L'EXTENSION DE LA FAMILLE

Constituée comme nous l'avons vu, la famille formait par elle-même un tout organique complet, et vivant de sa vie propre. Elle était l'unité première qui, en se répétant, a donné

fort. — Gaul. Atevalus (Stein, 2817, Norique). Atvalus (id., 2898), Atébalius, Ma (Maffey, Mus. Ver., 292, 1 ). Cf. irl. f adboi, valde (Z.2, 609), adbaily adj., vaste (Stokes, Goid.\ 82); irl. moy. adbaly grand (Maghr., p. 110), etc. Pour le préfixe ate, irl. f aith, ath, ad, . ed, cymr. at> ad = sanscr. ati, zend atft, gr. m, etc., voy. Z.1, 839,

2) Scr. Atimâra (D. P., I, 100), qui tue ou détruit beaucoup. — Gaul. Atemerus (Stein., 3107, Celeiœ). Cf. irl. Adamar (4,M., 56).

3) Scr. Açvamêdha (D. P., I, 524), i. e. fort comme un cheval. Gaul. Epomed(os) (Revue numism., 1862, p. 22); epo = açva.

4) Scr. Sugantu (D. P., VII, 1049), c'est-à-dire de bonne race; Sugâta (ib., 1050), bien né, noble, rac. gan.

Gaul. Sugentus (Stein., 448, près de Mayence). Cf. irl. Sogan, -gen (I7tt.,193, Hy. Af., 70, etc.), armor. Hogonan (ftted.,237, etc.). Gr.

b) Scr. Suéâru(D. P., VII, 1049), très-aimable, beau.

Gaul. Sucarius, -ria (Grut., 742, 3, Viennœ Allobr.).

Armor. Hocar (Rhed.y 66, 81, etc.) = cymr. hygar, aimable. Cf. irl. Socartach (4, M., 380).

6) Scr. Aryaman, Aryamadatta.

Gaul. Ariomanus; irl. Eremon et Eredot, etc. (Cf. t. I, p. 42.)

On peut signaler aussi quelques concordances remarquables de noms simples, telles que :

Scr. Dhrshta, -aka (D. P., III, 990), hardi, audacieux ; rac. dharsh.

Irl. Droat,Drest, rex Pictorum (Martyrol., 291), Drust (Ult. 81). Cf. gaul. Drusus (Cicero, Brutus, 28), Drusius (Grut., 102,7), ainsi que le gr. ©fowv-, et l'anc. aile m. Traso, Dras, Draus (Fôrst., Nb., passim). Cf. encore le scr. An&dhrshti, m., irrésistible, de adrshta,

naissance aux communautés des degrés supérieurs, au clan, puis à la tribu et à la nation. Le représentant de cette première unité était le père de famille, le maître de la maison, dont le pouvoir, absolu dans l'origine, est resté longtemps excessif, à notre point de vue, chez les peuples de race arienne. La réunion de plusieurs familles sorties d'une même souche, en faisant naître des intérêts communs, a conduit à l'établissement d'un nouveau pouvoir, celui du chef de la communauté ou du clan. Les clans eux-mêmes, en se multipliant, se sont donné un chef de tribu, et les tribus à leur tour ont confié à la puissance supérieure d'un roi le soin de veiller aux destinées du peuple entier.

Dans celles des langues ariennes qui nous permettent de remonter le plus haut, vers les origines communes, on peut reconnaître encore quelques indices de ce développement graduel de l'organisation sociale. Le sansc. et le zend, en effet, ont conservé quelques-uns des noms qui désignaient les degrés successifs de cette hiérarchie, et les analogies que l'on remarque dans plusieurs langues européennes, bien que rares et incom-

invincible, rapproché à la page 257, t. II, de la Bellone britannique Andraste.

Scr. Takshaka = charpentier.

M. Tassach (Voy. t. II, p. 170).

Deux anciens noms irlandais de femmes, savoir Medb, dat. Meidb, (O'Dav. GJ., 121), gén. Meidbi (S. M., I, 46), et Sadb, gén. Saidbe (ib.), plus tard Meadhbh et Sadhbhy répondent singulièrement bien au scr. * Madhvî, fém. de Madhu, n. pr. (D. P., V, 484), ou Afddhavî, fém. de Mâdhava, n. pr. (ib. 714), doux, agréable, ainsi qu'à * Sâdhvi, femme fidèle, honnête, fém. de sâdhu, honnête homme.

Je dois m'en tenir à ces exemples, que Ton pourrait encore multiplier. Si Ton songe à la manière dont les noms d'hommes se transmettent souvent à travers les siècles, on ne verra rien d'improbable à ce que quelques-uns remontent jusqu'au temps de l'unité arienne.

plètes, suffisent à prouver que ces termes datent des temps de l'unité.

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