CHAPITRE III
§ 321. LE DROIT SOCIAJ^.
La comparaison des langues nous a montré jusqu'à présent les anciens Aryas en possession des éléments essentiels de tout ordre social, la famille, une hiérarchie de pouvoirs constitués et la propriété. Ceci, toutefois, n'implique pas encore une civilisation quelque peu développée, et peut fort bien se concilier avec un état de barbarie relative. Nous ferons un pas de plus si nous réussissons à retrouver encore des indices d'une organisation régulière, où les droits naturels étaient garantis et sauvegardés par la puissance de la loi et de la coutume. Ici, sans doute, la linguistique comparée ne saurait nous mener bien loin, et le détail des faits nous manquera toujours; mais nous pourrons voir du moins quelles idées les anciens Aryas se faisaient de la loi, du droit et de la justice, et ces idées mêmes ne peuvent manquer de nous éclairer sur l'ensemble de leurs tendances morales. Sous ce rapport, les observations à faire ouvrent un champ très-vaste que je n'ai point la prétention d'épuiser, et où je me contenterai de glaner en attendant une moisson plus complète. Les anciens termes de lois,
tout comme l'histoire des anciennes législations, sont encore très-imparfaitement explorés et connus chez plusieurs des peuples de la famille arienne, et bien des rapprochements nouveaux se révéleront plus tard à l'aide de recherches attentives. Ceux qui vont suivre sont assez nombreux déjà pour conduire à des résultats de quelque importance.
ARTICLE i.