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S 323. LES TRANSGRESSIONS DE LA LOI, DÉLITS ET CRIMES

L'institution des lois est née d'un besoin d'ordre et de protection pour les droits des personnes et les intérêts sociaux, toujours mis en péril par les écarts des passions humaines. Quelque bonne opinion que nous soyons portés à avoir de nos premiers pères, il faut bien reconnaître qu'ils ne vivaient point dans cet état d'innocence que des traditions mythiques se plaisent à placer à l'origine des temps. S'ils avaient des lois, c'est qu'il fallait non-seulement établir tous les droits sur des bases solides, mais aussi réprimer et punir les infractions à

1 J'ajouterai que Fane. irl. 6és, bésad, mos, beste, moralis, bestatu, rooralitas (Z., Gr. C, 22, 769), bèsgnae, id., 1067, besena, loi ( 0*Dav., Gl., 59), se rattache à la même racine que le persan bai , coutume, manière, c'est-à-dire ce qui est donné, établi, le zend baz, sansc. bhag, donner. Seulement l'irlandais se lie à la forme augmentée bnkhsh (Cf. p. 126, les noms du tribut).

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l'ordre, les délits contre les personnes et les propriétés. Les termes relatifs à ces transgressions offrent naturellement une grande diversité, et appartiennent pour la plupart aux langues particulières; mais parmi ceux qui désignent soit le délit ou le crime en général, soit les délits spéciaux, il en est plusieurs qui datent, sans aucun doute, de l'époque la plus reculée.

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