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LES MŒURS ET COUTUMES

Maintenant que nous connaissons, dans leurs traits généraux, les principaux éléments de l'organisation sociale chez les anciens Aryas, il y aurait un grand intérêt à pénétrer plus avant dans les détails de leur vie familière, à nous faire quelque idée de leurs usages, de leurs jeux, de leurs fêtes, etc. Mais c'est ici surtout que les difficultés se multiplient; car ce côté de la vie est celui qui se modifie le plus incessamment dans le cours des siècles, et pour lequel la comparaison des langues nous laisse, par cela même, trop en défaut. D'une autre part, ce sont aussi ces détails des us et coutumes que nous connaissons le moins bien chez les peuples les plus anciens de notre race. Les hymnes védiques, ainsi que PAvesta, ne nous les laissent entrevoir que par échappées, et les grands poëmes héroïques de l'Inde et de la Grèce sont loin encore de nous en transmettre une image tant soit peu complète. Une étude plus avancée, sous ce rapport, des peuples dp nord de l'Europe au moyen âge, fournira sans doute des éléments de comparaison qui manquent encore. H en sera de même pour l'Inde

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ancienne, quand les Gfhyaêûtrâs, ou recueils des rites domestiques annexés aux Vêdas, auront été mieux explorés. On verra déjà, par les détails qu'ils donnent sur les funérailles, et que Max Mùller a fait connaître, de quelle valeur ils seront plus tard pour des recherches comparées. l

Dans l'état actuel des choses, il faut nous borner à quelques-uns des points qui semblent nous ouvrir de trop rares perspectives sur les habitudes et les coutumes des Aryas primitifs. Outre ceux auxquels nous avons touché incidemment en parlant de l'hospitalité pastorale, du mariage, de l'élection du roi, des stipulations et des ordalies, ce sont d'abord les jeux et récréations qui seront l'objet de remarques plus étendues. Les idées qui se rattachaient à la distinction naturelle de la droite et de la gauche nous révéleront plusieurs traits, caractéristiques de l'ancienne vie sociale. Enfin, les cérémonies des funérailles surtout nous offriront des analogies curieuses, et d'une importance incontestable au point de vue moral et religieux. Malgré tout cela, ce chapitre des mœurs et coutumes restera un de ceux qui laissent le plus de place aux investigations futures.

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