TEXTE DES FORMULES
Ces sept messes, bien qu'ordonnées suivant l'usage romain, nous présentent cependant des formules qui ne nous semblent pas appartenir à ce rite. — « Avec un peu d'expérience; dit quelque part (1) M“ Duchesne, on distingue tout de suite une oraison gallicane d'une oraison romaine. Celles-ci sont courtes, d’un dessin à peu près uniforme (celui qui se révèle dans les inflexions du récitatif), enfin d’un style simple et clair. Dans les oraisons gallicanes, on trouve beaucoup plus de complications, le style est recherché, orné, imagé, les développements abondants. »
Il est clair que nos sept messes prétendues romaines doivent
(1) Rev. d’hist. et de littérat., sur l’origine de la liturgie gallicane. Année ett. v, p. 4o.
être rangées dans la seconde catégorie, car tous les caractères des formules gallicanes ci-dessus mentionnés semblent bien leur convenir. Du reste nous en pouvons fournir une autre preuve qui, si elle n'est pas tout à fait irrécusable, a cependant bien sa valeur. En effet sur ces sept messes, nous en avons retrouvé cinq dont les formules peuvent être identifiées avec celles d’un rite qui n'a certes rien de romain, le rite mozarabe.