‹ Les origines liturgiques;Chapitre 41 sur 70 · V. D. et. J. est O. D. per · texte numérisé non relu

V. D. et. J. est O. D. per

Christum Dominum nostrum.

Cut in conspectu vaticinium, in actu baplismum obitu datum est implere in martyrium. Per unam ædemque dispensationem ostendit generalio quem promisit conversa-

MissEL MOZARABE

(Suite) LA

gloriosi Johannis adoranda Sancti tas : celebranda solemnitas est : qui

eo divine lectionisnunciatusmu* |

nere : quo finitus : in hoc reces* sit celestis gloriæ testimonio »

quo processit

Cui toti in virtutem

Sancti spiritus amore translato : - Christus fuit causa moriendi, cui Christus fuerat causa nascendi. Nullum sibi tempus in eo naturæ infirmitas vindicavit :

Gui in conceplu valicinium, in actu baptismum : in obilu datum est implere martyrium. Per unam eamdemque gratiam accendit generalio quem docuil : passio quem

Missez pe Boggio (Suite)

tio quem docuit : passio quem dilexit. Prophetat in utero prædicat in seculo : consummal in gaudio. A Jushtia eligitur de iustitia loquitur : pro tushtia decollatur.

Tantus prophetæ splendor in carceris claustra detruditur, et preciosus Deo sanquis meretriciæ saltationis mercede laxalur, alque inter gentiliciæ voluptatis fit

epulas speculum.

Misser MOZARABE (Suile)

amavit.Prophetatin utero: predicat in seculo : consummalur in gladio.

À justicia erigitur, de tustitia loquitur : pro justilia decollatur. Nec mirum quod virum tot sanctitatis meritis in Dei agnitione dispositum : quem non cohibuit uterus matris : non interruit gladius imperantis. Et consequens fuit, ut Herodi pro castitate, etc., etc.

Tantus prophete splendor in carceris claustra detruditur : et preciosus Deo sanguis, meretriciæ saltationis mercede taxatur : Et inter gentiles deliciæ et voluptatis epulas : fit expectaculum : quo inter religiosæ confessionis hostias credentibus gaudium, credituris exemplum : terris presidium : celis fieret ornamentum.

Ce dernier exemple tiré du Missel de Bobbio est tout particu-

lièrement frappant, au point de vue de la composition de son formulaire. Nous avons parlé plus haut de compilateurs qui ne se gênaient pas dans la composition de leurs formules. Le sacramentaire de Bobbio en fournirait de nombreux exemples à qui voudrait avoir la patience de lire toutes ses pièces. Le plus souvent on se trouve en présence de contre-sens liturgiques, et même quelquefois de non-sens au point de vue littéral comme dans la première formule de l'exemple précédent.

En somme malgré tout ce qu'a écrit dom Cagin (1) sur la prétendue valeur et antiquité de ce sacramentaire, il faut s’en

(x) Paléographie musicale, t. v.

rapporter à Ms Duchesne (1), qui résume ainsi son opinio sur ce sujet: « Ce recueil se caractérise à première vue comme l'œuvre d'un maladroit aussi peu entendu que possible dans les choses de la liturgie. Qu'il nous ait conservé çà et là quelque pièce intéressante et antique, on ne saurait en douter; mais c’est le hasard qu'il faut en remercier et non le compilateur. ».

Fr.-M. Havar», O.S. B.

(1) Origine de la liturgie gallicane, dans la Revue d'histoire et de littérature religieuses, t. V, 1900.

APPENDICE H

CENTONISATIONS PATRISTIQUES DANS LES FORMULES LITURGIQUES

La science liturgique, si longtemps délaissée, a repris de nos jours une place bien méritée dans le vaste champ de l’érudition religieuse. Déjà nombre de problèmes ont été savamment résolus, et, nous n'en doutons pas, un avenir prochain nous réserve encore plus d’une solution intéressante.

Dans cette science, comme dans beaucoup d’autres, sans doute, les problèmes les plus ardus se présentent lorsque l’on en veut étudier les origines. On sent fort bien, vu l'incertitude des données mises à notre disposition, l'impossibilité où nous sommes d'arriver à un résultat définitif. L'étude de l'origine du formulaire liturgique par exemple, est, et devra longtemps encore, croyons-nous, être rangée dans cette catégorie de problèmes insolubles.

En effet, d’où viennent ces diverses formules, comment ontelles été composées, à quels auteurs doit-on les attribuer? ne sont-ce pas là autant de questions auxquelles il n’est pas toujours facile de donner une réponse bien satisfaisante? Ms" Duchesne a tenté, avec un succès irrécusable, l'étude de plus d’un deces problèmes dans son ouvrage si connu : Origines du culte chrétien. Cependant la question des origines liturgiques, dans quelque sens qu'on l'envisage, est bien loin d'être épuisée.

On n’a pas jusqu'ici, que nous sachions, suffisamment étudié le formulaire liturgique au point de vue de sa composition. C’est pourtant, ce semble, une question dont la solution pourrait ame-

ner de sérieux résultats. Ms Duchesne a bien, il est vrai, un chapitre dans lequel il traite des formules de prières, mais il ne nous dit rien ou presque rien sur la façon dont ces pièces ont été composées. Toutefois nous ne pouvons manquer de souligner un passage de ce même chapitre qui nous a particulièrement frappé; il nous a même suggéré l’idée d'un petit travail sur la composition des formules liturgiques dont nous voudrions donner ici les résultats.

« Dans le rite gallican, dit M£' Duchesne, les oraisons principales sont toujours précédées d’un invitatoire dans lequel l’officiant s'adresse aux fidèles et les exhorte à la prière. Cet invitatoire a quelquefois les proportions d’un petit discours. Plusieurs formules rappellent tout à fait le style des allocutions de saint Zénon de Vérone, composées sans doute pour un usage analogue. »

M5 Duchesne fait allusion ici à la première formule de la messe gallicane qui se présente toujours ou presque toujours sous cette forme d’exhortation à l'assemblée. C’est du reste ce qui se retrouve d'une façon non moins frappante dans le rite mozarabe, et saint Isidore lui-même nous l’apprend dans son traité De ecclesiasticis officüs, 1, 15, quand il nous dit en parlant de cette formule : Prima earumdem oratio admonitionis est erga populum, ut excitentur ad exorandum Deum.

Évidemment nous sommes ici en présence d’une courte homélie, d’un résumé de sermon, si l’on veut, et c’est ce qui explique, à notre avis, que le style de ces pièces accuse une parenté marquée avec les discours d’un saint Zénon de Vérone composés ou non pour un usage analogue. Il nous semble même qu'on peut aller plus loin et dire qu'un grand nombre, sinon toutes ces formules, rappellent absolument le style homilétique et l'éloquence de nos sermonnaires du 1v° au x° siècle.

Qu'on ouvre au hasard les livres qui nous ont conservé l’ancien usage gallican, mais surtout le missel mozarabe, et l'on se rendra compte que notre hypothèse n'est pas sans fondement. Il suffit d'être un peu familiarisé avec les ouvrages patristiques, surtout les sermons et les homélies, pour s’apercevoir d'une

APPENDICE H. — CENTONISATIONS PATRISTIQUES 283

ressemblance, d’une parenté qui se trahit presque à chaque pas.

Moici du reste un premier exemple qui résumera parfaitement tout ce que nous pourrions dire sur cette matière. Nous le tirons du missel mozarabe, au second dimanche de Carême. C'est le fameux dimanche connu dans la liturgie sous le nom de Dominica de Cæco, à cause de l'Evangile de l'aveugle-né qu'on

. ÿ lisait en ce jour. Toutes les liturgies occidentales ont voulu

consacrer un jour à la lecture de cet Evangile de Cæco, mais ce jour n’est pas le même dans chacune d'elles.

La liturgie romaine, on le sait, l’a conservé au mercredi de la rv° semaine de Carème pour la Férie du Grand Scrutin, qui était précisément le jour dans lequel se consommait l'admission du plus grand nombre des catéchumènes au saint baptême, l’il-

lumination par excellence.

MissEL MOZARABE.

PDU ENExxxV, COL: 327:

Dominica II in Quadragesima.

Missa : Erigamus quæso dilectissimi fratres corda nostra, ad consideranda divini mysterii sacramenta. Lectio etenim sancti Evangelii : que hodierna die ad audiendum vos esse sollicitos :

efficiet etiam etermitatis fructus opulentos. Et sicut auditu eam fide integra percepistis : ïita quoque fideli devotione quiddam in illa mysticum requiratis. £a quippe quæ fecit Domunus noster Jesus Christus obstupenda alque miranda : et opera fuerunt et signa. Quia et operatio extitit in virtute : et signum in visione.

Si ergo quod significet hoc quod factum est requiramus : omne genus humanum significat isle cæcus

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