CHAP. I - CARACTERES GENERAUX DU PHÉNOMÈNE
Ces deux types, individuel et collectif, de la propriété, s'établissent dès les Reiict de u stmoorigincs comme une conséquence de la structure physique et morale de l'homme, nmûiteY^m^» Ils sont liés à des origines naturelles dans le sein de l'humanité elle-même. d\ns .'" deiu tJpes
u individuel et collée-
Les conditions de l'évolution sociale ont pu conduire, suivant les civilisations, tif de Propriété, l'un de ces types à prédominer sur l'autre; à notre point de vue, leurs transformations ultérieures nous importent peu; ce qui est essentiel, ce qu'il faut retenir, c'est que, dès les origines, le type individuel et le type collectif de la propriété sont réalises sur la structure individuelle de l'homme et sur son instinct de sociabilité.
§ 3. — Mais si la Propriété est considérée comme un fait répondant aux Extension du nécessités de l'adaptation, et non point comme une création du droit; si elle propriété"**16 est un fait naturel et instinctif affirmé avant toute réglementation, toute réflexion (comme le dit P. Leroy-Beaulieu), ou plutôt, pour parler le langage de la Psychologie, avant tout fait conscient, on doit considérer d'autre part que ni la structure du type individuel, ni l'instinct de sociabilité ne sont limités à l'espèce humaine, et que, par conséquent, on doit rechercher les origines réelles de la propriété jusque dans le sein du monde animal. On y pourra déterminer les conditions qui dévoileront les caractères essentiels du phénomène. De même que l'homme, l'animal imprime son sceau à la matière, par l'occupation, par l'adaptation, par le travail. Dès lors, on peut se proposer de rechercher de quelle nature seront les types de propriété réalisés par lui; enfin, on peut se demander si le phénomène se realise à un degré plus primaire encore dans le règne végétal et jusque dans le monde inorganique.