CHAPITRE VIII
Les Formes de la Propriété chez les Poissons
§ 1. — On peut voir apparaître tout d'abord, chez les Poissons, des faits De l'Abri de possession essentiellement individuels, qui tiennent à l'isolement de l'animal la demeure. chasseur et qui, quelquefois, sont liés à des conditions de protection. Nombre de poissons se cachent dans le sable pour guetter leur proie, mais cette occupation du sol est passagère, essentiellement variable et n'arrive à constituer, ni par son industrie, ni par une permanence relative, un fait instinctif de propriété. On le rencontre à son premier stade, à celui que nous avons déjà pu constater au début de cette étude, chez l'anguille, qui, lorsqu'elle ne se cache pas dans la vase, se tient dans des trous qu'elle se creuse le long des berges, et chez le congre qui, lorsqu'il ne profite pas de l'abri que lui offrent les pierres, se creuse un trou dans le sable ou dans la vase. Au commencement de la saison sèche, le gymnote creuse, en se tournant sur lui-même, des trous profonds dans la vase. Il s'y réfugie lorsque l'eau de la mare dans laquelle il se trouve menace de tarir, et qu'il ne peut plus émigrer en temps utile. De même, les Protoptères passent la saison sèche dans la vase, qu'ils creusent; ils s'y enveloppent dans un cocon formé par un mucus qu'ils sécrètent et qui forme un étui protecteur.
Ainsi donc, d'un phénomène essentiellement transitoire, tel que le fait Propriété comti-
i> • tu*e sur le 'w
pour 1 animal de s enfouir a demi dans le sable pour guetter la proie, on arrive indmdu.i.
à des phénomènes dont le caractère de permanence est plus accentué et où