VIII PREFACE
divisent le mémoire, les ouvrages consultés. Je n'ai pas prétendu faire une bibliographie du sujet; les origines naturelles de la Propriété n'ayant guère été observées au point de vue que j'aborde aujourd'hui, cette bibliographie eut tenu dans une demi-page. J'ai voulu seulement indiquer les sources auxquelles j'ai puisé et parmi lesquelles la plus abondante est certainement la belle encyclopédie de Brehm.
Les faits que j'expose, empruntés à des naturalistes divers et appartenant à des époques diverses, ont ce mérite de présenter le caractère le plus affirmé d'objectivité. Ils ont été observés en dehors de toute tendance sociologique et de tout parti pris. Souvent ils sont anciens et môme antérieurs à l'introduction du terme « Sociologie » dans le langage scientifique contemporain. Je n'ai fait autre chose que les recueillir et les rapprocher; le point de vue sociologique m'a fourni le lien qui pouvait les faire entrer dans un ensemble et me conduire à en tirer un parti nouveau. J'ai pensé que cet effacement devant les faits, cette abstention de toute interprétation personnelle dominée par un esprit de système, fournirait une garantie de ce qui constitue la base essentielle de ce travail. Je ne revendique pour ma part que les rapprochements que m'a permis la méthode comparative et les conclusions auxquelles j'ai été amené. Il m'apparaît, du reste, que c'est là la partie essentielle au point de vue sociologique, et si, à cet égard, le présent mémoire pouvait communiquer aux sciences sociales une mpulsion qui eut dû leur venir après le beau travail d'Espinas sur les Sociétés animales, je croirais leur avoir apporté une contribution assez importante pour me donner la plus grande récompense que je puisse attendre de mes efforts.
Je n'insisterai pas davantage sur les éléments que comportent les pages qui vont suivre. J'ai la certitude qu'ils seront examinés sans parti pris et que, posant le problème sur un terrain essentiellement objectif, ils permettront à toutes les discussions possibles de rester