SCÈNE X
WILFRID, DIÉTRICH.
WILFRID
Quoi ! c’est vous, mon oncle ?
DIÉTRICH.
Ah! te voilà, enfin !
(Lm porta* du fond (ont refermées.)
WTLFJIID.
Je suis arrivé depuis quelques instants, avec un Français dont j'ai fait connaissance, et qui est adressé à monsieur le pensionnaire par son fils, dont il est l’intime ami.
DIÉTRICH, BOtlCltiQK.
Ah! et quel homme est-ce?
WILFRID
Un homme charmant ! un marin gradé, titré.
DIÉTRl'CH.
Et marié ?...
WILFRID
Je vois où va votre esprit, mon cher onde... Hélas! la même crainte in 'agile, car ce marin ne me semble que trop disposé à adorer toutes les femmes.
DIÉTRICH.
Dès demain, j'irai demander à monsieur le pensionnaire la main de sa fille pour toi ; mais je veux, aujourd'hui même, ici. dans un iusl.int, m’assurer l’aveu et le concours de madame Van Delbcig.
WILFRtD.
Madame Van Delberg est ici ?
DIÉTRICH.
Avec» fille... Pendant que je vais lui parler, retiens ce Français; il est important qu'il ne vienne pas avec cette lettre du frère, dont nous ignorons le contenu, se jeter à travers nos projets.
WILFRID
Puissiez-vous réussir, mon oncle! (a j*rt, «’aoiim*.) Elle est là, près de moi, et elle partira sans qu'il me soit permis de la
voir! (il taire i droite.)
DIÉTRICH ■ toMÉ i U perte rie Rtacbe. Bim ee ptrimie.
Dites à madame Van Delbci g que monsieur Diétrich sollicite l'honneur d’être reçu par elle. (n»o« m m.) Ma présence, je le sais, lui est pénible ; niais elle se rappellera le pasfé, et c'est au nom du passé que je la forcerai de consentir & ce mariage. (cUir*pii»1l.)