SCÈNE VII
Les Mêmes, PAVILLON, qui entre en Ifedoonw».
WILFBID.
Monsieur Pavillon !
PAVILLON
Moi- même, monsieur l'avocat.
DIÊTRICU.
Chez le pensionnaire?
PAVILLON, «O diD'iiujnt.
J'y suis venu en compagnie de inon anti, le comte d’AIbaret.
WILFBID.
Ah! c'est lui qui vous a...
PAVILLON
Je le quitte à l'instant, il est dans une joie!...
WILFBID.
Oui, je sais, il épouse mademoiselle Frédérique.
PAVILLON
Et il est aussi heureux de son mariage, que je le serais de mon Veuvage.
DIÉTRICIt.
C'est., dans quelques jours, m'a-t-on dit, que celle union doit être célébrée ?
pavillon.
Pans quelques jours? ah bien, oui!... vous n'y êtes plus, tout est changé.
MÉTRKS.
Comment ?
WILFBID, je/eui.
Expliquez-vous.
PAVILLON
Tout à l’heure, je me promenais dans le parc, en compagnie du comte, de sa fiancée cl de moi, quand madame Van Delberg est arrivée : « Monsieur d'Albaret, » qu'elle a fait, je ne vais pas vous dire ça comme elle, vu que nous n’avons pas du tout la même manière de parler, « Monsieur d'Albaret, je viens de causer de vous, cl si je n'avais pas été décidée à vous donner ma fille, on vient de me dire des choses qui... des choses que... enfin, des choses qui m'y décideraient, quoi. »
DlÊTftlCI.
Ah!...
Et clic a ajouté : « Ce n’est plus dans huit jours, c’est aujourd’lmi, aujourd’hui même, que nous signerons le contrat.»
WILFBID.
Vous l’entendez, mon oncle, voilà ce qu'a amené cette confidence...
PAVILLON, S WàirrM.
Comment, monsieur, c’est vous qui avez fait ça 1
W1LFR1D, rww ce-otralute.
Oui, oui, c’est...
PAVILLON
Ah ! c’est gentil de voire paît... (lui ico<i»nt la mai».) Vous ôtes un bon ami, monsieur l'avocat, et j’ai bien fait de venir vous conter ça tout de suite; ça vous fait plaisir, n'est-ce pas?
WILFR1D, 1*«C use colrro conccnlicc.
Oui, oui, certes.
(Il pa«* à droit e.)
PAVILLON
El à vous aussi, monsieur?
DIÉTRICH, feftrox.
A moi?... Viens, Witlrid.
PAVILLON, » ?art.
Ça n'a pas l'air de lui en faim autant.
WILFIUD, la».
Quittons ce château, mon oncle !
ItlÊlRUJI, La*.
Non, non, tout n'est pa* dit entre elle et moi. Un contrat ne rend pas un mariage indissoluble; tant que le prêtre n’a pas béni celle union, elle peut être rompue... restons au château. (Pavillon ae rapproche d"eui, ils lui tournent te dos cl s'éloignent par la droite.)