SCÈNE XV
Les Mêmes, CLAIRE, VAN UELB5RG, WILFRW, DIÊTRICH, U» Notaires, Invités, PAVILLON « HORACE.
(Vin Dalberg entre km Glaire; Frédérique va embrasaor sou pire.) VAN DELBKRO.
Ma chère enfant, je l’amèuc deux graves visiteurs (a montre *** No« sire») qui, malgré leur aspect sévère, j'en suis sur, ne te déplairont pas trop.
FRÉDÉRIQUE
O mon père I
(Elle rôpond aux salutations des Notaires et .les Invités. Van Delberg les tiit placer A la table.)
WILTRin.
Comme elle semble heureuse et Ûère !
DIÉTltlCR.
Ne leur donne pas du moins la joie de le voir souffrir.
(Frédérique cil redescendue à lavint-vcoe de gauche avec sa mère. Franuia a remonté U scène et se place sur le passage d’ilgrace, b g» u du:.)
LES Or.PllELISES UE LA CHARITÉ
PAVILLON, fclraat rn coanal*
Je vous annonce le futur.
(Horace entre »an* tr^ir Fruilzia, il «lue toute l'auistance et vient kaiur la mai» Je Frddérique.)
VAN DELBEUG.
On n’attend plus que tous, cher comte; donnez Ta main à votre fiancée, et signons.
(Horace coûte ov#c Frédérique et Claire & l’artnt-scène de droit* .) PAVILLON.
J’ai promis cent mille livres aux pauvres le jour de la signature de a* contrat ; c’est dans vos mains, messieurs les notaires, que je dépose mon oiVrandc.
(Il passe & droite, un peu ou fond.) FRANT2IA, au rond, i gaucLe.
Une offrande ? a dit cet homme.
VAN DEIBKRG.
Signez, monsieur le comte.
(Horaca remonte avec Frédérique ver» la table, et rencontre FrooUia.)
I MA.VT2IA, pré* du la uble.
Permettez...
HORACE, reculant «ITraid.
Elle!
FRÉDÉRIQUE
Que voulez- vous?
FRANTZIA.
Vous m’aviez prise à votre service, mademoiselle, et en reconnaissance de vos bontés, moi aussi, je veux faire mon offrande aux pauvres, ( pmmi tu Uunie t»ui=< mr u um*.) Voilà cinq cents louis pour la maison des orphelines de la Chanté!
HORACE
Vous osez!...
PRANTZIA.
Et pourquoi donc, monsieur le comte, n’oserais-jc pas donner aux orphelines l’or avec lequel vous avez cru payer la honte d'une orpheline?
(Ella s’«at désignée. Cri d'élounemcnt dan» tout* t'assis lioct ) TOCS. ^
Une orpheline de la Charité!
PAVILLON
Le malheureux !
D1ÉTRICH, à Wilfrid, arec Joie.
Il est perdu.
Quoi! celte femme, c'est vous! vous!...
PRANTZIA.
Oui, l’aventurière, comme il vous a dit, la créature sars pudeur, la misérable qu’il a séduite et payée, c’est moi!
FRÉDÉRIQUE, ie jetant daot le» lire* de Claire.
Oh ! ma mère ! ma mère !
VAN DF.LDFJIC.
Et vous ne répondez rien, monsieur le comte?
CLAIRE
Mais justifiez-vous donc, monsieur!
HORACE, acnUé.
J'ai dit à mademoiselle Frédérique tout ce que je devais dire... c'est à elle de me juger.
FRÉDÉRIQUE
Hélas! vous ne m'avez pas dit qu'il s'agissait d’une fille adoptive de l’État.
HORACE
, Ce titre fait-il de cette femme, qui vient comme un démon se jeter à travers mon bonheur, ce titre qu'elle invoque, faitil d’elle une créature moins vile et moins abandonnée du ch I ?
FRANTZIA.
Moins abandonnée, oui, monsieur le comte, car la loi vous condamne à me donner votre nom.
HORACE
Mon nom !
VAN DELBERC.
A lui rendre l’honneur, monsieur, ou à mourir.
HORACE
Mais c'est un piège infâme! une ruse infernale!... (r»«nnt pré» .i* Fiaauia.) Ah! vous ôtes orpheline! et bien digne de pitié, n'est-ce pas? Pauvre cl faible orpheline! qui pour mère adoptive a la loi, et pour tuteur le bourreau.
VAN DELBERG, le* linaci lut veut.
Retirons-nous, messieurs; viens, viens, ma fille.
FRÉDÉRIQUE
Mon père!... le laisser ainsi!...
VAN DELUERC, tr'vfowat.
Plus un mot, je le veux... Ce n't'l pas en notre présence que doit se termiuer ce honteux débat.
FRÉDÉRIQUE
Oh! ma mère, ma mère!...
CLAIRE
Frédérique!
(Van Dclhtrg «'approche de sa Cite et l’aide b iorlir par le font, «J. Tool le monde n'éloigne, tauf Horace, Pavillon <t I rint/i» )