SCÈNE Vf
PAVILLON, Mais pc„ VAN DELRERG et WILFRID.
PAVILLON
Tout est fini! Pour étouffer l'affaire, il aurait fallu étouffer la femme! mais j'ai pas osé!
VAN DKl.KF.RO , entrant perla droite, ioi«i da WilfrM.
Monsieur Pavillon? monsieur le comte d’Albaret est-il encore ici ?
PAVILLON
Oui, monsieur... Faut-il que je l'appelle?
WILFRID
Non, nous sommes bien aise?, monsieur Je pensionnaire et moi, de causer un instant avec vous.
PAVILLON
Avec moi?...
VAN DLLDI.RO , «Wçant A droite.
U s'agit de monsieur d’Albaret.
PAVILLON
Ah!
WILFRID , entre v»n Drlberj et Pavillon.
Vous êtes son ami, et vous pouvez mieux qu'un autre le conseiller.
l'KS ORPHELINES DE LA CHARITÉ
pavillon.
Je ne demande pas mieux ; mais qu’est-cc qui me conseillcra cc que je lui conseillerai ?
WILFRID
Nous.
pavillon.
Alors, allez, j’écoutc.
VAN DLLllF.RG.
vous savez quel danger menace monsieur d'Albarcl?
Que trop.
VAN DEI.IIERG.
En bien ! monsieur Wilfrid a eu la pensée de le sauver.
PAVILLON
Le sauver ! c'est une bonne idée.
wilfrid.
Il faut que monsieur Horace quitte ce pays, où la mort le menace, qu'il s éloigné de la Hollande, pour n'y rentrer jamais.
PAVILLON
C'est vrai... une fois en Franco...
VAX DELBERG.
Cette loi terrible ne pourrait plus I atteindre... mais il faut que son départ ail lieu aujourd'hui.
, WILFRID
A l’instant; car ù cinq heures... joie sais, mon oncle, obéissant à un arrêt du conseil, viendra pour arrêter le comte.
PAVILLON
Et à cinq heures, quand il arrivera, monsieur lu comte et moi nous serons en roule... mais ii faut...
W1LFIUÏ».
Il faut d’alwrd tout préparer pour ce départ. Monsieur le pensionnaire n'appartient pas h l’ordre judiciaire, il peut fermer les yeux sur vos préparatifs.
PAVILLON
Oui, oui, vous les fermerez, monsieur.
VAN DEIBP.RG, h- letial .( prrDJbl lo mille*.
Êcoutez-moi, monsieur Pavillon. De l’autre côté de ce canal, est un chemin qui mène à la route de Dordrecht, un bateau sera amarré à vingt pas de celte maison; vous passerez le canal avec monsieur d’Albarct, vous vous rendrez à la maison de poste, où des chevaux seront préparés.
WILFRID
Et tandis que mon oncle et les sergents viendront par la route de la Haye... vous quitter» la Hollande avec monsieur d'Albaret.
(Le Pétitionnaire rvtuoMc et re-garde au fond,) PAVILLON.
Et vous serez son sauveur, monsieur l'avocat f (du ) Dites donc, si jamais vous avez besoin de... (il ia.iiqne *• i vous savez..
WILFRID , aicc fc»ntcax.
Monsieur !...
PAVILLON
Allons, bon, j'ai eu tort... Excusez!...
VaN bfXRFRG , r« îi'Kro'liiit i Rttieba.
Hiles à monsieur d'Albarcl de se tenir prêt au départ.
WILFRID
Dites -lui, suitout, qu'une fois hors de ce pays, i! ne tente jamais d'y rentrer, car une sentence terrible s*-ra prononcée contre lui, et c’est la mort qui l’attendrait au retour.
PAVILLON
C'est convenu.
WILFRID, à Tjn DeUier*.
Moi, je vais donner des ordre? à la poste et je reviens; ensuite, je me rendrai auprès de mon oncle, je retarderai, s'il se peut, l'instant de l’arrcslatiou.
PAVILLON
Oui, oui , je vais avec vous à la poste.
VAN DELBERG.
Et comptez sur notre reconnaissance.
WILFRID, «O a’<3oi$Mnt par l« fond, i gaarb*.
J’y compte bien ! Je sauve mon rival, mais je l’éloigne [tour toujours!
PAVILLON, U IH.IUU
Décidément, c'est un bon jeune homme !
(Le Teniioonaire ta s’éloigner «u r ti pir la droite; Cîoir parolt.)