SCÈNE XII
Les Mêmes, PAVILLON, «mot d« fond, a porta.
PAVILLON, A droite.
A l’instant!... le bateau, la voiture, tout est prêt...
HORACE
A l’instant, dites-vous? Non, c’est impossible... je ne partirai pas.
(fl pana h l>xlrêine gauche.) FRÉDÉRIQUE.
Impossible?
CLAIRE
Comment?.,.
PAVILLON
Impossible! c’est possible; mais filons vile... U est quatre heures et demie, et c’est à cinq heures qu’on doit vous arrêter... Filons.
HORACE
Je ne partirai pas!
CLAIRE
Grand Dieu!
PAVILLON
Il devient fou! Embrassez-le ferme, mesdames, je vas l’emporter.
Je vous dis que je ne partirai pas; je vous dis que je no fuirai pas comme un lâche! je vous dis que j’ai été insulté, et qu'il faut que je me batte !
CUIRE et rRÉDÉRIQCE.
Vous battre!
PAVILLON, Tiiemcnt.
Oîi, quand et avec qui?
HORACE
Dans le parc, à six heures, avec monsieur Wilfrid.
PAVILLON
Wilfrid! à six heures ! mais il sait qu’on doit vous arrêter à cinq.
HORACE
Comment!
CLAIRE
Mais ce Wilfrid est votre rival!
HORACE
Mon rival !
PAVILLON
Ah bah! [a pan.) Ah! le scélérat! je saisis la trame!
{n tire un ctk-pia de st pothe al écrit Tiri'mant, le pied gor It chaise d« droite, qu’il à misa au fond.)
HORACE, aeciMr.
Lui ! lui, mon rival !
CUIRE
Oui, c’est une ruse infâme qu’il emploie pour vous empêcher de partir, mais vous connaissez maintenant le but de celle provocation...
FRÉDÉRIQUE
Vous la mépriserez, et vous partirez à l’instant, à l’instant même... n’est-ce pas, mon ami?... Vous ne répondez pas! O
LES ORrilELINES DE LA CHAIUTÉ
mon Dieu!.. - , vos yeux sont fixes... vos mains sont glacées... Ma mère ! ma mère î...
(Horace e»t loisir accablé *ur 1« «iég* d« siichc, entouré <1* Frédérique et de Claire, qui le prient à vola batte.)
PAVILLON, A 11 porto de «Iront'.
tch ! domestique, domestique! (H*»f fwlt, Il loi don**#» lettre.) Tiens, mon brave, prends mon carrosse, monte derrière, non, je veux dire monte dedans, monte dessus, monte où tu voudias ; cinquante louis pour toi si tu crèves mes deux chevaux.