l'emmène eu lui parlant bat
FRÉDÉRIQUE
Horace!
CLAIRE
Monsieur Horace!
HORACE, retirant I» t*U.
Vous me prier encore! Mais si je pars, madame, je suis déshonoré !
pavillon, rentrât.
Mais si ce monsieur veut se battre, eh bien, qu’il vienne en France.
HORACE
Lui! pourquoi y viendrait-il? je ne l'ai pas outragé, moi ! il n’a pas de réparation à me demander... En parlant à cette heure, je n'emporterais pas son honneur avec moi.,. Sa vengeance est accomplie, sa haine est satisfaite... et le plus grand bonheur de sa vie, peut-être, serait de voir son rival assez méprisable pour fuir après l'affront sanglant qu’il lui a fait subir.
FRÉDÉRIQUE
Oh! mon Dieu!
HORACE
Il in’a souffleté, Frédérique... Ah! vous comprenez bien, n’est-ce pas, qu’il faut que je le tue?
FRÉDÉRIQUE, maflotart.
Je ne comprends qu’une chose , Horace , c’est que rester, c’est vous perdre.
HORACE
Le danger que je cours vous aveugle, Frédérique, et vous cesseriez de m’aimer, si je pouvais partir avec l’insulte de cet homme.
claire.
Mais cette réparation... l'obtiendrez- vous donc mieux quand vous serez arrêté?...
Du moins, je n'aurai pas fui... et d’ailleurs, je sortirai de prison...
claire.
Oui, pour épouser Frantzia ou pour mourir.
HORACE
Eh bien , alors, la mort lavera ma honte.
FREDERIQUE.
Horace! Horace!... je n’ose plus vous regarder... je n’csc plus vous prier... mais je souffre bien!...
CLAIRE
Ayez pitié de ma fille, monsieur.
HORACE
Demain elle aurait cessé de m’aimer, madame.
FRÉDÉRIQUE
Non, non! je vous aimerai toujours comme le plus noble, le plus courageux des hommes... je vous aimerai plus encore, Horace, pour le sacrifice que vous m'aurez fait.
HORACE
Votre père est un homme d’honneur, Frédérique, il me mépriserait, lui, et au moment de vous conduire en France, il sc souviendrait dr*. ma fuite honteuse. Si je partais aujourd’hui, je ne vous reverrai» jamais.
{Il pa**« i l’titréme droit*.)
CLAIRE, «aire Honc* «t m Ml».
Oh! vous doutez de nouai vous doutez encore!... Eh bien! écoutc*,monsieur:cc t anneau, c’est l’anneau de fiançailles qui me vient de ma mère, qu’il soit aujourd'hui le lieu, ma fille... Devant Dieu, qui m’entend, je vous fiance l’un à l’autre... A genoux, Horace d’Albaret, et je jure, si vous partez, que Frédérique sera votre femme. Mail, tenant, je suis votre mère, monsieur. A genoux! vous dis-jc, fi genoux!...
Uortce, comme malgré lai, fléchit lo genou, et, penché vers 1« terre, •es yeux rencontrent le gant que lai a jeté WilfnJ.)
HORACE, lanaM^nt le pool.
Ab!
CLAIRE et FRÉDÉRIQUE.
Qu’y a-t-il?...
HORACE, I.* I«»r préiealMI.
C’est le gant dont il m’a souftKté , madame, c’est son outrage qui se dresse devant moi... c'est la voix de mon ennemi qui inc crie : Tu es un lâche ! tu es un biche ! Non, non! je ne partirai pas! je ne partirai pas!
FRÉDÉRIQUE, » 'rW>ig»»m u'H le tond jv*e u mère.
Que Dieu vous pardonne, Horace.
PAVILLON, A b porto le droite.
Ah! je crois que j’ai réussi.
UORACE.
Qu’avcz-vous ?
{Les deux femmes redescendent.) PAVILLON.
Tenez! tenez!
Ah!
PAVILLON
Venez là ! venez là !
(Il l'attire dans le coin du théâtre, do façon que la porte de droite le masque eu ('ouvrant.;