‹ Les orphelines de la Charité drame en cinq actesChapitre 70 sur 87 · V.\N DELBERG · texte numérisé non relu

V.\N DELBERG

Et qui vous a fait cet odieux récit ?

FRANTZIA.

Personne ; mais c’est l’histoire de toutes les orphelines à qui nul n’a jamais parlé de leur famille.

VAN DELBERG , allant à elle.

Eli bien ! ce n'est pas la vôtre.

FRANTZIA.

Comment !

VAN DELBERG.

Non , vous n'avez pas été en naissant abandonnée à la charité. Tant qu'elle a vécu, vous avez eu les soins et la tendresse de Yolande Brûnner.

CLAIRE , à pan.

Yolande Brûnner 1

PAVILLON, lai, <! Tirwnca».

Yolande...

(U regarde i U dérobé..- U 1 ultra da U deaiièms aefac.) FRANTZIA.

Et cette femme, c'était...

VAN DELDERG.

Voici la déclaration commencée par elle, et que le délira de la mort ne lui a pas permis de compléter.

CLAIRE

Lisez, lisez, monsieur !

VAN DLLBFRG , liait.

n Devant Dieu qui m'entend et méjugera, je déclarequ'ayant perdu mon mari, puis notre petite Franlzia, me voyant seule sur terre, avec une pauvre enfant naturelle que je nourrissais et que j'aimats comme ma propre tille, j’ai osé, dans la crainte qu’un ne me reprit plus tard cette enfant, faire ensevelir Frantzia sous son nom. »

CLAIRE, è port.

Mon Dieu!

VAN DELBERG, Dual.

« Et j'ai écrit au père et à la mère, que leur tille Mina était morte! »

PAVILLON

Mina !

CLAIRE

Mina !... elle... c’est...

PAVILLON , \ part.

C’est sa fille ! *

CLAIRE , rencontrant le recard de *c« murk.

Et je ne puis rien dire! rien, rien!

FRANTZIA.

Achevez monsieur , achevez !

VAN DELBERG.

Là, s'arrête la déclaration de la mourante. Un malheur ou une faute contraignit peut-être votre mère à se séparer de. vous ; plus tard, on vous a dérobée à sa tendresse. Mais, voua le voyez, votre mère ne vous a pas volontairement abandonnée*

CUIRE , à put.

Non... non...

mrmtA.

Ainsi, dans sa tendresse aveugle et coupable, celle Yolande drïinner m'a loul ravi, loul! mon père, ma inère el jusqu'à mon nom.

CLAIRE

Oh ! maintenant vous ne la maudirez plus, celte pauvre mère qui vous a crue moite, qui vous a pleurée! {toréai mu . mvi) qui doil vous avoir pleurée pendant ci longtemps!

FRANTZIA.

Si je n'ai pas •* le abandonnée par elle, ne l'ai-je pis été par Dieu, qui a fait peser sur moi, enfant illégitime, la faute de ma mère t

CLAIRE , a {«art.

Ma pauvre fille !

VAN OEL&ERG.

Voici cette déclaration : c’est là tous vos papiers de famille, à vous, pauvre orpheline. Je l’ai demandé dans la précision de votre mariage ; monsieur d’Albaret va venir, retirezvous ; dès qu’il eu sera temps, je vous ferai appeler.

FIlEDÉRlQUF. , carnet.

Ma mère !

FRANTZIA.

Elle!

(EUe remonte.)

FREDERIQUE. •

Pourquoi vous éloignez-vous au moment où j’arrive?

FRANTZIA , Irènèckcatal.

Mademoiselle...

CLAIRE, *oU< ki deux lUIrt.

Ne la regardez plus avec colère, elle n’est pas votre ennemie, Frantzia.

FHANTZIA.

Me prouverez-vous qu’elle ne l’aime plus? Je ne puis pas être son amie, moi.

Frantzia !...

VAN DELBERG.

Entrez, là... là, mademoiselle...

(Il lui désigne U gattehe. Frantxi» M>rl.) PAVILLON, pié» de U pou*: <i* s*nclie.

Sa fille !... c’est sa 011e!...

(Il tort p«r 1* fond.)

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