‹ Les orphelines de la Charité drame en cinq actesChapitre 72 sur 87 · FRÉDÉRIQUE, HORACE · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIQUE, HORACE

HORACE, inlti il« Pa«1llnu, Sc>s*>i»U tu remit*

La voilà 1 (a pavillon.) Laissez-moi, je vous prie.

(Les portes sa referment.)

FRÉDÉRIQUE, pré* de U ULle.

Oh ! comme mon cœur bat !...

UOKACE, courant à elle.

Frédérique !... Quelle joie de vous revoir, après dix jours! Dix jours, Frédérique, voilà dix jours que je ne vous ai vue !...

FRÉDÉRIQUE, très-enue.

Mon ami... mon ami...

HORACE

Frédérique !... (KJI« replie J^uceaient Horace.) Eli qUOi t VOUS repoussez ma main?

FRÉDÉRIQIE, M U«iaL.

Horace, si mon père vous a fait venir, c’est qu’il a cru convenable que je vous lisse jmrt «l'uue détermination prise par toute notre famille. . .

HORACE

Qu’est-ce donc? parlez...

FRÉDÉRIQUE

On veut... il faut que je mu marie...

(Elle pais* h droit* 1 .)

HORACE

Qui?... vous!... vous appartiendriez à un autre!... Oh non! ce mariage ne se fora pas; votre mère m’a appelé son fils, votre mère ne peut vouloir...

FRÉDÉRIQUE

Ma mère courbe la télé devant ta volonté de mon père.

(Pendant tout le couplet suivant, ell* se soutient à la chaise placée h

droite.)

HORACE

Eh bien, oui, votre père veut étouffer le scandale que j’ai causé, cela est sage) votre mère se joint à son mari, cela est naturel ; la famille entière vous entoure, vot» implore, je le comprends ; mais vous, Frédérique, vous n’avez jamais aimé que moi, vous voulez conserverie dioit de m’aimer toujours, de chérir ma mémoire? vous voulez conserver le droit, vous |K»ur qui je meurs, de porter le deuil des veuves? le droit de venir pleurer sur la pierre de mon tombeau? Vous voulez tout cela, Frédérique? et vous avez répondu, et vous répondrez encore aux prières des vêlre?, aux ordres de votre père : C'est pour moi qu'il est mort, et dans la vie, comme dans l’éternité, je ne serai jamais qu’à lui?...

FREDÉRIQUÉ, oprrî use lutin •nlfirteu.e.

Et pourquoi vous obstiner à mourir?

HORACE, ara* force.

Pourquoi?... C’est vous qui ine le demandes... vou3l...

FRÉDÉRIQUE

Celte mort serait pour moi une source de désespoir et de larmes... Je suis bien jeune encore, mon ami, la vie est longue à mon âge : voulez-vous que je la condamne aux regrets éternels?

HORACE

Frédérique ! vous songez à l’avenir quand le présent m’écrase? (a H'i.) Oh non! c'est impossible, elle veut inc troniper.

FREDERIQUE, iKt contrainte.

Si vous consentiez à vivre, au contraire, l'amitié pourrait un joui remplacer notre amour.

(Elle pos«c « gauche o.a ewuyaol sc* I area es.)

HORACE, A put.

Oh oui! Pauvre enfant, clic tremble, elle dévore scs larmes, elle veut me forcer de vivre, (rittriiu nt venue te ranenir i gauche,

Ifouwi un iô|« »« fond, tt aiitlmt iV.Mte eilm , Il |ire« «la FiéJrrl-

qq«. Qiut.) Mais sohgez-vous, Frédérique, que... c'est un mariage, un mariage avec Frantzia que vous me conseillez là?...

FRROftaïQIT-

Oui, oui, sans cela, comment aurai-je jamais le courage de me marier moi-même?

ROIuCt, a «lt intention.

Ah ! je comprends, c’est pour cela surtout que vous voulez que je vive? Eh bien, Frédérique, j’interrogerai mou cœur.

je penserai ù votre avenir, a ma mère, et peut-être trouverai-je dans ce cœur assez de force pour accomplir le sacrifice... peut-être vivrai-je t...

FRÉDÉRIQUE, me boafcew.

Ah!

HORACE, r#pntiMb»l U mie de Préélriqoe.

Oui... je vivrai... et sans doute le temps adoucira la haine que m'inspirait Frantzia, dont la faute, après tout, est aussi la mienne, et si,., un jour... le ciel m'envoie des enfants, il faudra bien que je les airne, mes enfants... ils me feront oublier le passé de leur mère et je lui pardonnerai, à elle... je l'aimerai, .. je l'aimerai...

(PrMfrifw «e lève.)

FRÉDÉRlQUR, tiMMI en «anglais.

Vous l'aimerez, Horace!... et moi... moi?..*

HOHACE, *»or aiplMKm. -

Ah! tu vois bien que tu mentais, tu vois bien que tu m'aimes toujours, ( Frédérique tr.mbe «Un. le» bras d'itor».*) tu VOIS bien que tu es digne de mon amour et de mon sacrifice!...

(Frantzia par «U a la porte de gauche.

FRÉDÉRIQUE

Qu’ai-je dit?... qu’ai-jc fait?...

(Frantita, éperdue, descend ver» l'avaat-acine en se soutenant è 1a

muraille.)

HORACE

Si je meurs, Frédérique, lu pleureras éternellement sur moi ; mais si je vivais pour une autre, pauvre enfant, c'est moi qui pleurerais sur ta tombe.

FKftDtuQML

Oh ! malheureuse ! je me suis trahie.

FRANTZIA.

Vous m'avez oubliée, monsieur le comte.

HORACE

Elle !...

Horace!...

FRÉDÉRIQUE

HORACE

Venez, venez, Frédérique.

(Il la reconduit jutqn'à la porte de droite qu'il referme derrière rite.) FRANTZIA, A Hors», d'en air sapfdisel.

Monsieur... monsieur!...

(Harem la regarde d'un oir méprisant , il sort par la porte du fond, en faisant signe aux Sergents, resté* dans l'antichambre, de le suivre. Les portes du fond st referment.)

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