‹ Les orphelines de la Charité drame en cinq actesChapitre 82 sur 87 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Us Mènes, FREDERIQUE, HANS, q«u « ccurv »n UmJ »’oe

PAVILLON

PREOÉHIQUC.

üora:e! mon père, en pe muiuiui auprès de vos juges, m'a permis de vous veir encore une fuis.

UOS ACE.

Et je l'en remercie. C'est une consolation pour moi, Frédérique, de pouvoir vous due un dernier adieu...

VttMUUQUE.

Ainsi, vous êtes toujours décidé a mourir?

HORACE

Je Tétais avant que l'arrêt ne lut prononcé. Aujourd'hui, le monde dirait que j'ai tremblé devant cet arrêt et que jac ce pie la h aile, parce que j’.u peur de la morL Hier, je mourais pour vous, Frédérique; aujourd'hui, je meurs pour mon honneur.

PHÉD'tRIQUE.

Alors, je viens vous demander ce que vous ordonnez que je devienne...

NOHACX.

Frédérique!

NÊtlàMOCE.

Ce que je dois faire de uia vie en attendant que Dieu me rappelle à lui, et qu’il nous réunisse...

HORACE

Eh quoi! Frédérique, vous voulez que ce soit moi qui, du seuil de la tombe, règle encore votre destinée?

Frédérique.

Oui, je le veux... Quand vous ne serez plus là, je ne saurai plus ni penser, ni agir, moi... N 'êtes- vous pas le guide, le i soutien que je m’étais choisi dans la vie?... Ne sommes-nous pas unis devant Dieu?... Quand il arrivait, {«« fois, que mon père nous quittait pour un voyage, il donnait ses ordres à ma mère; vous me quittez, Horace : je viens prendre vos ordres»

HOlUCt.

fccoutez-moi donc, Frédérique : je ne vous recommanderai pas de garder mon souvenir, je sais que vous ne m'oublierez jamais; je ne vous recommanderai pas de vivre, je sais que vous êtes Une fille sainte et pieuse. Ce que j’exige de vous, c'est que votre douleur ne soit pas une source de chagrins pour ceux qui vous entourent; c’est que vous acceptiez avec résignation, avec courage, notre séparation ; c'est que vous vous disiez : Il est éloigné de moi, mais il n'est pas perdu pour moi; c'est que vous disiez à Dieu : J’accepte l'épreuve que vous m’imposez. Seigneur I Seigneur, je ne pleure pas; j’attends.

FRÉDÉRIQUE

Je vous le promets, Horace, je vous le promets.

HORACE

Maintenant, recevez mon dernier adieu dans ce monde,

(Il i’embrikSM au front.)

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