PAVILLON, CLAIRE, FRANTZ1A
CLAIRE, » Pavillon.
Monsieur le syndic criminel est -il ici ? ( Pariiioo tait va *%m afHruur.) Depuis une heure nous le cherchons.
PAVILLON
Je cours le prévenir.
(Il monta les dagrla da la prison.)
FRAirrziA.
Je vous ai suivie, ma mère ; vous m'avez révélé, tout entier, le secret de ma naissance, mais ce que vous venez tenter ici, je remâcherai.
CLAIRE
Toi?
FRARTZIA.
Je ne serai plus un obstacle au bonheur de Frédérique, à i celui d’Hoiace; U sera son mari, je le veux, je le veux!
CLAIRE, b Suât.
Malheureuse! tu veux mourir?
FRAMZIA, interdite.
Moi?
CLAIRE
Ne cherche pas à me tromper, j’ai lu la vérité dans ta voix, dans tes yeux ; tu veux mourir, le dis-je, pour que Horace soit libre d'épouser ma fille; mais toi aussi, tu es ma fille, loi aussi, je t’aime I...
• PRANTZ1A.
Ma mère I
CLAIRE
Mon Dieu ! ne m'avez-vous rendu ma fille que pour me la reprendre aussitôt ? ne m'avez-vous rappelé ma faute que pour me la faire expier d'une manière si terrible ? Grâce ! grâce, mon Dieu! ne me placez pas entre la vie de mes deux enfants 1
FRARTZIA.
Il v a une heure encore, je n'existais pas pour vous, ma mère ; oublicz-moi, oubliez-moi I
(Ella vaut a'éloignrr.)
CLAIRE
Je m'attache à tes pas.
FRARTZIA.
Mais souvenez-vous de !ui, ma mère, souvenez-vous de ma
CLAIRE
Eli bien I je vous sauverai l’une et l'autre.
FRARTZIA.
Comment ?
CLAIRE
Jure à l'instant, jure par ma propre vie, par la vie de U mère, que tu n'attenteras pas à tes jours.
FRARTZIA.
Mais la loi est inflexible, et le serment que vous exigez de moi serait la condamnation d’Horace et de Frédérique.
CLAIRE
Non, ils vivront tous deux; lais le serment que j’exige, et ils vivront.
• FRARTZIA.
Eh bien, je vous jure, ma mère, que. si vous parvenez & assurer leur bonheur, je laisserai à Dieu le soin de reprendre les jours que vous m’avez dounés.
CLAIRE
Tu jure* par ma propre vie?
FRARTZIA.
Je le jure... Mais votre espoir, quel est-il?
CLAIRE
C’est pour avoir séduit une orpheline, une orpheline, entends-tu, qu’Horaje est coudamué...
FRARTZIA.
Eh bien?
Eh bien, tu n’es pas une orpheline, puisque je suis ta mère.
FRARTZIA.
Juste ciel! révéler le secret de ma naissance, c'est le déshonneur pour vous.
CLAIRE
Ce déshonneur, Diétrich, ton père, pourra me l'épargner peut-être... meis si son cœur reste sourd à mes prières, je parlerai.
FRARTZIA-
Non, non I
CLAIRE, fnrra.
Mieux vaut le déshonneur pour une mère, que la mort de son enfant!
FRARTZIA.
Mi mère!
CLAIRE
Tais-toi! le voilà!...
(Diéuirh 4**c*nd l’-acAlier 4e la priion.)