‹ Les Os Pagétoïdes: Essai Clinique et PathogéniqueChapitre 10 sur 20 · APERÇU CLINIQUE DE LA MALADIE DE PAGET · texte numérisé non relu

APERÇU CLINIQUE DE LA MALADIE DE PAGET

Dans son rapport au Congrès d’orthopédie de 1931, M. LAsSERRE définit ainsi la maladie de Paget : « C’est une ostéopathie progressive, caractérisée par l’hypertrophie et la déformation de la plupart des pièces du squelette, avec une prédilection marquée pour les os longs et le crâne. Cette affection détermine des lésions raréfiantes et néoformantes dont les aspects anatomiques et les images radiographiques sont, dans l’ensemble, caractéristiques. » |

Nous ne nous appesantirons pas sur l’allure clinique d’une forme typique de Paget. Son tableau est trop classique.

C’est encore au rapport de M. LASSERRE que nous emprunterons la description de ce syndrome. Le pagétique se présente avec l’aspect suivant : « La tête en demi-flexion est énorme, étalée transversalement au niveau des régions pariétales; les

se IN

os malaires sont accusés, les arcades sourcilières saillantes, les régions temporales sont sillonnées d’un lacis vasculaire. Le thorax voussuré est court dans son ensemble, avec clavicules saillantes en surplomb, donne aux membres supérieurs l’apparence d’une longueur démesurée. Le rachis est cyphotique, le bassin est élargi, et reçoit la partie inférieure de la cage thoracique télescopée. Maïs c’est bien la courbure antéro-externe des membres qui attire l’attention dans la plupart des cas et qui donne au malade son allure particulière. Il s’agit de déformations en anses des membres supérieurs dont les coudes sont détachés du corps, et, de déformations en parenthèses des membres inférieurs, du reste souvent inégales comme courbures, mais telles, qu’il est impossible au malade de rapprocher les genoux.

« Dans l’ordre chronologique, les os pris sont en premier lieu le tibia, puis viennent le fémur, le crâne, la colonne vertébrale surtout dans son segment dorsal supérieur et lombaire, le bassin, l’humérus, l’avant-bras, la clavicule. Quant aux mains et aux pieds ils sont tardivement atteints. »

Dans cette forme, à ces signes cliniques typiques, s'ajoutent des caractères radiographiques précis. Ils sont décrits longuement dans le rapport de Las- SERRE, nous n'y reviendrons pas. |

Page 1