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toujours constatée et a pu être mesurée. SNAPPER a vérifié cette donnée au moyen du cutithermomètre électrique à enregistrement automatique. De son tableau comparatif des températures, on peut déduire qu’il existe une différence de 1°5 à 3°8 entre le côté sain et le côté malade.
L’atrophie musculaire est souvent importante.
Les modifications oscillométriques recherchées n’ont pas donné de résultats probants; parfois augmentées, nous avons trouvé quelquefois les oscillations diminuées.
On devra s’assurer que les autres segments de membre sont indemnes de toute déformation. En effet, en présence de lésions pagétoïdes, la première idée, qui vient à l'esprit, est celle qui a été émise par beaucoup d’auteurs, à savoir qu’une lésion lo- calisée n’est qu’un mode de début du Paget vrai touchant crâne, vertèbre, etc. Or, à part un seul cas sur une trentaine d’observations personnelles, suivies pour la plupart depuis une dizaine d’années, nous avons toujours constaté que l’affection restait uniquement mono-osseuse.
Enfin, on devra terminer l’examen par la constatation de troubles artéritiques, la recherche des réflexes pupillaires, achiliéens et rotuliens; au besoin, on pratiquera un Bordet-Wassermann; tous
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signes importants au point de vue étiologique et thérapeutique.
Les troubles du métabolisme du calcium ont été très étudiés et discutés :
La calcémie est parfois augmentée, parfois normale. C’est ainsi que certains auteurs ont trouvé des taux allant jusqu’à 130,5-137, alors que SNAPPER n’a pas vu le calcium sérique dépasser 115.
La calciurie parfois augmentée est le plus souvent normale.
Quant à la phosphatase, elle est presque toujours augmentée. Elle oscille entre 2,84 et 5,55. Certains auteurs considèrent même qu’il existe un parallé- lisme entre le taux des phosphatases et la gravité de la maladie. Cependant cette augmentation du taux des phosphatases n’est pas pathognomonique-
Enfin, nous n’avons jamais constaté ni cliniquement, ni chimiquement de phénomènes d’hyperparathyroïdie.
La RADIOGRAPHIE permet de constater la déformation déjà soupçonnée cliniquement.
Elle met en évidence les trois caractères donnés par M. LASSERRE :
1° L’épaississement : l’os paraît augmenté de volume, il existe un épaississement important de la corticale.
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En réalité, il ne faut pas confondre épaississement et condensation. Si le volume de l’os est plus important, sa condensation est moindre, le tissu compact est dissocié en lamelles. Cette disposition, toujours visible à la radiographie, correspond aux constatations de la plupart des auteurs : de ces transformations résulte une diminution générale du poids de l'os.
2° L’allongement : malgré la courbure exagérée de l’os, on note que celui-ci est allongé. « Cette courbure peut être envisagée comme le résultat d’un allongement entre deux points fixes. Dans nos cas, l’allongement est uniquement diaphysaire, les deux points fixes étant les épiphyses qui ne sont pas modifiées dans leur forme, ni dans leur structure. »
3° La structure radiographique.
Tantôt on trouve un aspect d’écheveau fin dont les fils seraient plus ou moins emmêlés les uns dans les autres. Cette dissociation trabéculaire, cet aspect flou, ouaté, alternant avec des zones d’hyperostose est très caractéristique. La cavité médullaire est oblitérée, le contour de l’os n’est pas net, mais onduleux. |
Tantôt la diaphyse semble renflée en fuseau. Le tissu de substitution vient se disposer en assises suc- cessives, irrégulières, allongées dans le ,sens de