ETUDE 1)K L APPAREIL DE M. BLONDLOT
circuits fermés (racés à la surface d'un conducteur remplissant les conditions précédemment indiquées sont égaux.
Supposons par exemple un conducteur annulaire, dont la section se composera de deux cercles {/îg. H). A sa surface traçons deux circuits fermés c et c : c coupe le plan du tableau en AB, c en A'B'. Par le circuit c faisons passer une aire AMB, et par c' une aire A'M'B^. Nous compléterons la surface fermée par la portion de la surface du conducleur comprise * I-,m,n,
entre les deux courbes c et c . ^ j \
D'après ce que nous venons de voir, comme la surface fermée est entièrement remplie par un diélectri<|ue, le ilux de force magnétique qui la traverse est nul ; mais le flux de force qui traverse Fio. il.
la portion de la surface fermée
formée par la surface du conducteur est nul, puisque la force est tangente au conducleur; donc les flux de force traversant les aires AMB et A'M'B' sont égaux en valeur absolue.
Le raisonnementque nous avons fait s'applique évidemment à un conducteur quelconque.
37. Calcul de la self-induction dans l'appareil de M. Blondlot. — Revenons maintenant à l'appareil de iSI. Blondlot et figurons par des flèches le chemin que suivent les courants ; ils contournent les platjues, en restant à la surface [fig. 12) ; dans la lame d'air qui sépare les plaques, ils suivent les lignes de force électrique.
Le calcul de la self-induction est facilité par la forme choi-
sie : dans l'excitateur de Hertz, on ignorait le chemin des courants de déplacement ; ici, au contraire, on sait comment le courant se trouve fermé, et on peut appliquer la formule de Neumann, que l'expérience montre être vraie pour les courants fermés.
Voici comment M. Blondlot a calculé la self-induction : Supposons d'abord que nous ayons seulement affaire à un cadre rectangulaire.
On appliquera la formule de Neumann :
à jllt
FiG. 12.
cos t.ds.ds'
La self-induction totale se compose de la self-induction de chacun des côtés et de l'induction mutuelle des côtés deux à deux.
L'induction mutuelle de AB et AC, ainsi que des couples analogues, est nulle, puisque dans la formule de Neumann cos e est constamment nul.
Pour deux côtés opposés du rectangle, l'induction mutuelle est facile à calculer ; elle est négative, les courants dans ces deux côtés étant de sens opposés ; mais elle est très faible et peut être négligée : comme elle est négative, le résultat trouvé en appliquant la formule :
L = 2.[logi'-l]
devrait être un peu trop fort ; mais cette erreur est compen-