CALCUL DE LA SELF-INDUCTION
sée par ce fait que M. Blondlot applique sa formule aux longueurs CK et DF du côté CD et néglige l'induction mutuelle de CE et DF.
En somme, cette méthode de calcul nous conduit presque au même résultat que si le fil ECABDE était déployé. En opérant ainsi, nous négligeons les courants qui se trouvent à la surface des deux plateaux ; on pourrait calculer cette erreur et voir qu'elle est négligeable. Mais on peut vérifier autrement l'exactitude du calcul ainsi conduit.
Le tlux de force magnétique qui traverse le cadre est égal à :
L étant la self-induction du cadre ; nous savons que ce flux de force est le même pour tous les circuits tracés sur le conducteur ; il nous suffira de le calculer pour l'un d'eux, par exemple pour la section par le plan du tableau. En un point éloigné du conducteur, la force magnétique est relativement
faible, à cause du facteur - qui entre dans l'expression de la
loi de Savart.
Près du condensateur, elle est faible également, puisqu'elle est proportionnelle à la densité superficielle, qui est peu considérable à cause de l'étendue du plateau.
En faisant le calcul du flux et en divisant par i le résultat trouvé, on doit obtenir L : on arrive bien sensiblement au même résultat que celui déduit par M. Blondlot delà formule de Thomson.
De tout ce qui précède, il résulte que le grand avantage de l'appareil de M. Blondlot est qu'on peut calculer beaucoup plus facilement que pour les appareils antérieurs la période propre.