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PREMIÈRES EXPÉRIENCES

rer la vitesse de réleclricité. Kn 183i, \Vlieatst(jn(' avait trouvé, à l'aide d'un miruir tournant, une vitesse de -400 000 kilomètres; et, en 1849, l'Américain Walker avait trouvé 30 000 kilomètres. Mais ces expériences, dont les résultats sont si extraordinairement divergents, avaient donné lieu, surtout celles de Walker, à diverses objections qui nécessitaient de nouvelles études.

87 h. Expériences de MM. Fizeau et Gounelle. — Les expériences de MM. Fizeau et Gounelle ont été laites, en 1830, sur la ligne de Paris à Amiens longue de 314 kilomètres et faite entièrement en fil de fer, et sur celle de Paris à Rouen, longue de 288 kilomètres et faite en partie de fil de fer, en partie de fil de cuivre. La méthode était fondée sur le même principe que le procédé célèbre de M. Fizeau pdur la mesure de la vitesse de la lumière.

Llne roue de bois, qui tournait avec une grande rapidité, avait sa circonférence divisée en trente-six secteurs alternativement en platine et en bois. Deux fils, terminés chacun par un balai métallique qui frottait sur la circonférence de cette roue, pouvaient ainsi être alternativement mis en communication métallique ou isolés l'un de l'autre. Il y avait ainsi trois paires de balais disposés comme je vais l'expliquer.

L'un des pôles de la pile était en communication avec la terre et l'autre avec un premier lil AB terminé par le balai B. Nous avions encore le fd de lig-ne CDEE' allant du balai C à l'extrémité D de la ligne et revenant ensuite aux deux balais E et E', il y avait enlin deux lils FG, F'(i', mettant eu communication les balais F et F' avec la terre.

Les secteurs de la roue pouvaient mettre en communication B avec C, E avec F, E' avec F', et la disposition était telle que les communications BC et EF étaient ouvertes et fermées en même temps, et que la communication E'F' était au contraire fermée quand les deux autres étaient ouvertes et inversement.

Voyons d'abord ce qui devrait se passer si l'électricité se propageait avec une vitesse parfaitement définie comme la lumière ou le son. Appelons période l'intervalle de temps qui s'écoule entre le moment où un des balais entre en contact avec un des secteurs et celui où ce contact cesse, c'està-dire la trente-sixième partie de la durée d'un tour complet de la roue. Cette période sera d'autant plus courte que la rotation sera plus rapide.

Supposons que la durée T de la propagation le long de la ligne CDE soit égale à un nombre pair de périodes. L'électricité venue de la pile passera de B en C au moment où la communication BC sera ouverte, elle parcourra la ligne et arrivera au bout d'un temps T en E et en E'. A ce moment, la comnmnication EF sera ouverte et la communication E'F' sera fermée et le courant passera dans le fil FG.

Si, au contraire, T était égal à un nombre impair de périodes, l'électricité en arrivant en E et E' trouverait EF fermée et E'F' ouverte, et le courant passerait dans le fil F' G'.

Ainsi la vitesse de rotation pourrait être telle que le courant passât tout entier dans FG ou tout entier dans F'G'. Pour des vitesses intermédiaires le courant se partagerait en proportions inégales entre les deux fils.

Les deux fils FG et F'G' s'enroulaient autour d'un galva-

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