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VALEUR DE L\ VITESSE DE PROPAOATION

leur est placé près de la cuve contenant le diélectruiue, en dehors de cette cuve.

On déplace le pont mobile de manière à obtenir successivement des nœuds et des ventres. Supposons qu'un déplacement correspondant à une variation de longueur/' du lil fasse succéder un ventre à un nreud, alors (ju'un déplacement correspondant à une longueur / produirait dans l'air le même effet ; en désignant par V et V les vitesses de propagation dans l'air et dans le diélectrique, on aura :

136. Expériences de MM. Rubens et Arons ('). — MM. Kubens et Arons ont opéré autrement. Rappelons »|ue, dans ses premières expériences, Hertz s'est servi d'un cadre rectangulaire portant au milieu dun de ses côtés un micromètre à étincelles : mettons une des boules de l'excitateur en communication avec le milieu du côté opposé [fig. 68) ; le

Fil.. (>. FiG. C9.

chemin à parcourir par l'étincelle étant le même de chaque côté, la différence de potentiel entre les deux boules du micromètre sera nulle et nous n'obtiendrons pas d'étincelles; mais, si nous déplaçons le point d'attache du tilde communi-

(*) RuBBXset Arons, W'ied. Annalen, t. xl, p. 585. — Lumière électrique.

cation, nous obtiendrons des étincelles. MM. Rubens et Arons se servent de deux cadres analogues (paraissant superposés sur la figure 69); le point A d'un des cadres est mis en communication avec une des boules de l'excitateur, et le point correspondant A' du second avec l'autre boule.

Au lieu d'observer les étincelles, ces expérimentateurs se sont servis du bolomètre.

On cherchait d'abord le point neutre A, puis, sur chaque partie du trajet, on intercalait un fil: l'un de ces fils restait dans l'air et l'autre était plongé dans le diélectrique à étudier. Si les longueurs des deux fils étaient proportionnelles aux vitesses de propagation respectivement dans l'air et dans le diélectrique, les temps mis par la perturbation pour parcourir les deux trajets étaient restés égaux et on ne devait pas encore avoir d'étincelles. Ce résultat était obtenu en faisant varier la longueur d'un des deux fils jusqu'à disparition des étincelles.

En désignant par l et V les longueurs des deux iils, on avait alors :

137. Méthode utilisant la valeur de la capacité d'un résonateur ou d'un excitateur. — La période d'un résonateur ou d'un excitateur est donnée par la formule :

2^1 v'LC".

Or, la capacité d'un condensateur plongé dansl'airétantC, cette capacité devient eC quand la lame isolante est constituée

CAPACITÉ d'un résonateur OU d'uN EXCITATEUR 287 par un diélectrique. La période devient donc :

De là, la possibilité de mesurer s. Cette méthode ne peut guère, avec le résonateur de M. Blondlot, s'appliquer aux diélectriques solides, car l'épaisseur de la lame isolante du condensateur est très faible : on l'emploie pour les liquides en y plongeant le résonateur entier.

Expériences de M. J.-J . Thomson (*). — M. Thomson a opéré avec un excitateur dont il faisait varier la capacité en remplaçant par un diélectrique l'air qui formait d'abord la lame isolante du condensateur compris dans son appareil. Il mesurait dans chaque cas la longueur d'onde au moyen d'un même résonateur; cette méthode est peu sûre d'après ce que nous avons dit sur le phénomène de la résonance multiple.

La capacité, dans l'appareil de M. Thomson, ne se composait pas seulement de celle du condensateur qui y était intercalé : la capacité totale, trouvée par la méthode deMax- Avell que nous verrons plus loin, était de 40 centimètres; celle du condensateur, calculée au moven de la formule

était de 28 centimètres. La capacité due aux autres conducteurs était donc de 12 centimètres.

Introduisons une lame diélectrique dans le condensateur ;

(<) J.-J. Thomsox, Philotiophical Magazine, 5' série, t. XXX, p. 129.

288 PROPAGATION DES OSCILLATIONS ELECTRIQUES la capacité totale deviendra :

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