‹ Les Ostéomes du Sinus FrontalChapitre 9 sur 23 · ER ET ANS · texte numérisé non relu

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que tout le développement de ces tumeurs a pour but, dès le principe, la production de substance osseuse et d'elle seule.

En 1844, RokitanskY fait connaître un cas de mort subite par tumetr dure du volume d’un œuf de cane, à prolongement cranien.

Puis c’est Lenoir, en 1858, qui relate un cas d’exostose double dont l’une était nasale et l’autre frontoorbitaire ; Knapp, en 1861, dont le malade mourut de méningite, sept semaines après l'opération d'une tumeur osseuse du sinus frontal, ayant débordé largement dans le crâne et l'orbite.

Mais il faut arriver à 1866, pour trouver le pre- mier travail important sur la question. Dolbeau, dans son Mémoire sur les exostoses du sinus frontal présenté à l’Académie de Médecine, conclut à l’origine muqueuse de ces productions, à leur indépendant ce vis-à-vis du squelette et à la nécesité d’une ouverture large de la cavité avec « ébranlement en masse de l'exostose pour l’'extraire ». Les deux thèses d'Olivier et de Gaubert, parues en 1869, se basent sur les conclusions de ce Mémoire.

Par contre, Richet, en 1871, combat l'opinion de Dolbeau et déclare que les ostéomes peuvent se développer aux dépens des os, y adhérer par une large surface où un pédicule. D'ailleurs, plusieurs observations viennent dans les années qui suivent confirmer cette hypothèse. Bornhaupt, en r880, trouve dans un cas la tumeur adhérente à la paroi profonde du sinus. |

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__ Tweedy, en 1882, puis Panas en 1883 et en 1885 observent des cas d’ostéomes fronto-orbitaires avec at'einte profonde. Deux malades opérés sur les trois moururent de méningite, ce qui conduisit Panas à restreindre considérablement les indications Opératoires de ces tumeurs.

Puis, Tillemans, en 1885, insiste sur le fait que les ostéomes naissent aux dépens des os, explique leur prédominance à l’ethmoïde par la précocité du développement des cellules ethmoïdales, et désigne sous le nom d’ostéomes morts les formes non adhérentes.

L'hypothèse de Montaz, de Grenoble, émise dans un travail publié en 1888, semble concilier ces constatations paradoxales. Il pose en effet en principe que l’ostéome survenant chez les sujets jeunes est adhérent ; l’ostéome libre ne s’observerait que chez des sujets d’âge mûr.

Sur les 4o observations de tumeurs du sinus frontal relatées dans la thèse de Martin, en 1888, aucune ne concerne un ostéome vrai.

__ En 1892, un cas d’ostéome du sinus frontal suivi de mort par abcès cérébral est relaté par Jayle, qui admet l'opinion de Dolbeau quant à la pathogénie : un autre cas de Popper, guérit malgré la destruction de la paroi profonde du sinus et l’écoulement de liquide céphalo-rachidien consécutif à la blessure de la dure--mère. L'année suivante, Adenot rapporte le cas d’un malade qui, sans aucune {are nerveuse apparente, présentait des crises épileptifor- 2R.

mes, dues, selon l’auteur, aux prolongements intracraniens d’un ostéome très adhérent.

La forme dite kystique observée par Coppez, de Bruxelles, en 1895, nécessita deux interventions successives. |

Une forme multiple fut opérée par Tauber en 1898. Il trouva trois ostéomes RUE et adhérents dans le même sinus. |

Un autre cas d’ostéome kystique est relaté par Luc en 1899.

Puis l’importante thèse de Dubar, en 1900, sur les « ostéomes du nez et des sinus », constitue une bonne mise au point de la question à cette époque : il classe les ostéomes en éburnés, spongieux, kystiques et ostéogéniques, ceux-ci étant extrêmement adhérents et s’accompagnant d’hyperostose des os voisins. Il range dans cette catégorie les cas de Knapp, Panas.

Un travail de Zimmermann, la même année, de Goyanes, Ja relation d’un cas de Birsch-Hirchsfeld en 1904, un autre d'Hastings en 1905, sont suivis de la thèse d’'Huchlenbroich, de Fribourg-en-Brisgiu, qui étudie particulièrement l’étiologie des ostéomes du sinus frontal en fonction de l’âge du malade, et conclue au maximum de fréquence entre 10 et 30 ans. Sa statistique comprend 59 cas.

Ce point de vue est repris par Gerber, de Kônigsberg, qui, en 1907, se basant sur 84 cas, adopte la mème conclusion et, insiste sur la fréquence de l’in-

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flammation concomitante, qui joucrait un rôle pètiogénique important.

La même année paraît une autre observation de Birsch-Hirschfeld, et un cas de Davies.

En 1909, Ardenne, de Bordeaux, à propos d’un ostéome du sinus frontal opéré par Moure, rappeile, sans prendre parti, les principales hypothius concernant la pathogénie de ces tumeurs.

Puis paraissent les cas de Solger, la même année, de Dubar et Potel en 1911, Pfeiffer en 1912.

En 1913, Citelli, de Catane, soutient vigoureusement l'origine embryonnaire des ostéomes du sinus frontal.

Des observations de Chapman, Robert, sont publiées en 1916, de Barnbill, Sewall, Thomas, en 1918. 1 j

Le r2 novembre 1919, Jacques rapporte à la Société de Médecine de Nancy l’observation d’un ostéome éburné, ayant déterminé une déhiscence de la paroi profonde du sinus frontal gauche.

Une étude de Solpe paraît en 1920, deux cas de Dahmann en 1922, dont l’un est mort de méningité.

Piazza, de Catane, reprend en 1923 les conclusions de Citelli.

Un cas d’ostéome étendu, occupant les deux sinus frontaux et l’ethmoïde gauche, est présenté par Schonsboe à la Société Danoise de Laryngologie, le 15 octobre 1924.

Puis ce sont les cas de Lee en 1925, de James Har-

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per, Suchanek, Mouret et Dejean, Goodyear, Lillie et Anderson, les études de Riecke, Serra, Righetti en

La thèse de Legrand, en 1927, sur les ostéomes orbitaires, contient quelques notions intéressantes sur les troubles oculaires déterminés par ces tumeurs. eu La même année, une intéressante observation de Mouret et Dejean est publiée : l’ostéome très volumineux occupait les deux sinus frontaux, une partie de l’orbite droite et de l’ethmoïde, mais put cependant être extirpé par désenclavement.

Howarth Walter, Neilson, Trakmann, Garretson, Caccialupi font également paraître des cas d’ostéome du sinus frontal.

En 1928, la thèse de Bernardini est exclusivement consacrée aux ostéomes de l’ethmoïde. Mais des observations concernant ceux du sinus frontal sont relatées par Bourgeois, Acker, Harris, Struycken.

En 1929, MM. Lemaitre ei Aubin présentent à la Société de Laryngologie des Hôpitaux, le 18 février, le cas constituant la première de nos observations. La guérison fut obtenue malgré la mise à nu du lobe frontal par l’ostéome.

Citons encore les cas de Drachmann et Zimmermann, de Sackin, de Browder, de Simeoni, de Rosenstein.

En 1930 paraissent des observations de Hertz, de Lithgow, Martin et Hall, de Zeliger, Leavenworth, Neumann, Brown, Vitte.

Enfin, c’est le 18 juin 193r que MM. Lemaitre et Aubin ont présenté à la Société de Laryngologie des Hôpitaux le cas d'ostéome du sinus frontal que nous rapportons dans notre ‘observation If.

D’autres observations ont également été publiées en 1931 par Terracol et Lamarque, Masuda et surtout Armitage, qui étudie à propos d’un cas les complications intra-craniennes de ces tumeurs et relate ultérieurement un autre cas dont il a pratiqué l’ablation.

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