PRÉFACE. XXIX
l'auge du manœuvre à la casse du typographe, de la chambrée des cordonniers au fournil du garçon boulanger, j'ai cherché à faire connaître la vie active et parfois si tourmentée des travailleurs manuels au XIX* siècle.
Que de travaux admirables, multiples, utiles, souvent pénibles ou dangereux, sont chaque jour commencés ou achevés par cette population laborieuse ! Que de dévouements obscurs, inconnus, et aussi que de gaieté franche, cxpansive, que d'espérances dans ces immenses ruches appelées usines, fabriques ou ateliers !
Suis-je parvenu à le faire comprendre ?... Le lecteur en jugera.
J'ai résumé les statuts, les ordonnances et les édits relatifs aux anciens corps de métiers.
Cette partie de mon travail est sèche et aride, bien qu'elle m'ait coûté de nombreuses recherches. 11 était important de faire connaître l'organisation et parfois ^ aussi l'anarchie réglementée des maîtrises et des jurandes. Entre le passé et le présent il existe un lien traditionnel qu'il ne faut pas oublier, surtout en vue de l'avenir.
Quant à la partie technologique, j'aurais pu m'abstenir de la traiter; mais je l'ai crue nécessaire, et même indispensable, pour aider le lecteur à comprendre la nature de chaque profession.