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LE CONFISEUR

fécule, sirop de froment) devront porter, pour éviter toute confusion, les dénominations communes de sirop de glucose; en outre de cette indication, les bouteilles porteront Pétiquette suivante : Liqueur de fantaisie à Vorgeat , à la groseille^ etc., etc.

8" Des TJsites annuelles doivent être faites chez les fabricants et détaillants, à reffet de constater si les précédentes dispositions sont observées.

Les autres dispositions de cette ordonnance avaient pour objet Tétamage des ustensiles de cuivre et autres métaux dont font usage les traiteurs, les pâtissiers, les confiseurs, etc.; et par le dernier article qui comprenat les dispositions générales, les ordonnances de police des 23 juillet ^832, 7 novembre ^838 et 22 septembre \%i\ étaient rapportées.

Une instruction annexée à cette ordonnance donnait une nomenclature des substances colorantes que peuvent employer sans danger les confiseurs ou distillateurs, indication de quelques procédés simples et faciles, et une liste des substances donUil leur est défendu de faire usage. Cette instruction contenait aussi des indications pour les papiers servant à envelopper les bonbons, et suies moyens de reconnaître la nature chimique des princir pales matières dont Tusage est interdit {\).

Depuis quelques années, les confiseurs ayant sans doute acquis plus d'expérience, et Tau torité administrative exerçant sur leur industrie une surveillance aussi active que çévère, remploi des couleurs minérales et du papier coloré, qui présentait un danger incessant pour les consommateurs de bonbons, a été abandonné. Il reste donc à regretter seulement que des mesures énergiques n'aient pas été plus promptement prises.

L'industrie du confiseur offre en elle-même , sous le rapport technologique, un véritable intérêt; mais pour ce

(i) Happ, génér, êur Ut Trapaus du Conteil d'Hygiène publique (il49- 1858), etc., p. 331 et tuiv.

qui est des bonbons, ils font partie de ces besoins factices que les sociétés modernes se sont créés souvent aux dépens de cboses plus utiles et plus nécessaires.

Nous terminerons ici les Études sur les ouvriers qui concourent à la préparalion des aliments, en répétant que nous n'avons eu d'autre but que de constater dans quelles coijiditions ont vécu et vivent les travailleurs manuels de la capitale, en écartant tout ce qui ne nous paraissait pas rigoureusement exact.

On a pu remarquer que, sauf les boulangers et les cuisiniers, les autres ouvriers dont il a été question dans ce volume, n'ont rien de typique ou d'original. Les Éludes qui suivront,— si toutefois celles-ci sont accueillies favorablement, — offriront plus a'intérét. Pour ne citer que les ouvriers du Bâtiment, nous dirons que les charpentiers, les couvreurs et les peintres ont une individualité propre et pour ainsi dire traditionnelle, qui lient à la nature môme de leur profession, et qu'enfin leur intelligence, mieux développée, ne saurait être comparée à celle des garçons d'abatloir ou des cuiseurs d'œufs, par exemple. Cependant, nous n'avons point hésité à nous occuper de ces derniers, parce qu'ils contribuent pour leur part au bien-être général, et que ces Études s*adressent aux penseurs, et non à ces lecteurs frivoles qui n aiment dans un livre que le côté pittoresque ou amusant.

Si les faits que nous avons recueillis ont un caractère sérieux et parfois douloureux^ la faute n'en est point à nous, mais à leur réaliié même. Au lieu de les assombrir, de les aggraver, de les exagérer, nous nous sommes efforcé de les reproduire tels qu'ils sont. Dépasser le but ■ c'est le manquer, et dans un tableau trop coloré, le dessin

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disparaît pour ne laisser place qu'à des effets de lumière. Cest ce que nous avons voulu éviter.

Ainsi que nous l'avons dit en commençant, notre conclusion ne se trouvera qu'à la fin de notre œuvre. Néanmoins, nous prierons ici le lecteur de croire qu'elle ne sera pas l'expression d'un esprit chagrin ou agressif. Nous n'avons aucun goût pour la discussion ou la lutte, et nous n'aimons la critique que lorsqu'elle est utile et profltable. Donc, lorsqu'en retraçant certaines misères, on les croit fatalement éternelles, nous pensons que l'on commet une mauvaise action. Pourquoi montrer à ceux qui souffrent, la description de leurs propres douleurs si on les croit incurables? Pourquoi leur enlever col espoir qui reste dans le cœur de chaque homme jusqu a son dernier .soupir?

Dès que Ton n'est pas persuadé et que Ton ne prouve pas qu'à côté du mal 11 y a toujours le bien, qui avec le temps finit par l'emporter, il est plus généreux et plus sage de garder le silence, ce qui, dai^s ce cas au moins, ne nuit à personne. Décrire au chevet d'un malade la nature de sa maladie et lui déclarer à lui-même qu'il n'y a aucune chance de guérison, c'est augmenter sa souffrance.

Non, un tel rôle ne sera jamais le nôtre. Nous aimons tfop THumanilé pour exciter la colère, la haine, la violence, ces passions qui perdent toujours et inévitablement ceux qui s'y laissent entraîner. Sans aspirer au titre de docteur social qui nous conviendrait moins qu'à tout autre, nous sommes réellement et profondément conyaincu que l'avenir réserve à tous les hommes, sans exception aucune, une existence plus heureuse, plus douce, exerfiple de ces inquiétudes et de ces douleurs physiques ou morales qui ne sont que le résultai do Tignorance. L'esprit rie justice el de solidarité souftïe et sème par le monde la bonne semence. Recueillons-la, faisons-la fructifier, c'est notre devoir, car la paix et le bonheur de tous y sont intéressés.

TABLE DES MATIËRES.

Pages.

Aux Souscripteurs v

Liste des Souscripteurs ix

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