‹ Les ouvriers de Paris: alimenationChapitre 6 sur 43 · DÉDICACE. XIX · texte numérisé non relu

DÉDICACE. XIX

Gomment pourrais-je oublier encore que c'est au bruit des outils, dans l'atelier de mon aïeul et de mon oncle Yinçard atné, — dont les chants ont si poétiquement glorifié le travail, — que la première pensée de ces Études m*est venue? Comment pourrais*je oublier que c*est grâce à leur affection que j'ai dû de ne pas augmenter le nombre de ces infortunés qui naissent, végètent et meurent sans avoir vécu? Par leur exemple, ils m'ont appris à aimer les hommes, et j*ai reçu d'eux cette éducation morale qui, à défaut d'autres biens, est une véritable richesse, car elle donne la paix de la conscience.

 ces noms, qui me sont chers entre tous, je joins ceux de M. et de Mme Ducatel qui, depuis bien longtemps déjà, ont été pour moi et pour les miens d'une bonté inépuisable.

Combien ne suis-je pas redevable aussi à M. Colins, à ce grand philosophe, Thonneur de notre siècle, et qui est mort pauvre ainsi que meurent ceux qui enseignent et défendent la vérité ? Que n'a-t*il pas fait pour moi, ce noble cœur consumé par l'amour de l'Humanité! Jusqu'à son dernier soupir, H. Colins n'a déteste que les erreurs des hommes et

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