SCÈNE QUATRlÈMi
UAftCEL.
Mère, être homme, avant tout, c'est avoir une femme; Être père, avant tout, c'est nourrir ses enfants : Et c*est la bonne cause, enfin, que je défends! Ah! quelle joie au cœur plus intense et plus forte; Que de gagner pour eux le pain qu'on leur apporte ! C'est se donner soi-même et créer chaque jour ! Le travailleur a seul ces voluptés d'amour!
JEANNE , aUant à la table prendre l'ouvragre qu'elle doit reporter.
A tes illusions, cher Marcel, tu te livres!
Monsieur le raisonneur. Je reconnais vos livres. — Tiens, laissons tout cela : nous y réfléchirons,
Elle noue son paquet.
Et tous deux à loisir nous en reparlerons.
Je dois descendre encore et porter cet ouvrage ;
Attends-moi, je reviens.
Elle se dirige vers la porte.
MARCEL, lui prenant son paquet et le posant sur la chaise
qui est près de la porte.
Eh bien, non! car j'enrage!
Tous ces prétextes-là ne sont plus de saison. Je veux, entends-tu bien, une franche raison !
JEANNE
Quel ton, Marcel!
MARCEL, après un silence.
C'est vrai, mais je dois parler ferme A tes ajournements il faut fixer un terme!
Quand le patron d*Hélène aujourd'hui doit venir. C'est se jouer de lui que de n'en pas finir;