‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 30 sur 111 · MAR.GEL · texte numérisé non relu

MAR.GEL

Comment?... lui?...

lllORIN.

Quel supplice 1

JEANNE

Un hasard eût suffi pour me jeter au vicel Le rouge au front, j'allais quelquefois le chercher. Ht, comme un grand enfant, je le faisais coucher, Heureuse quand les coups n'étaient pas mon salaire. Et quand il n'était point dans ses nuits de colère! Ce soir, ma patience était poussée à bout :

Je voyais la misère et le chagrin partout ; J'aurais dû fuir alors : mais je gardais dans l'âme La pitié, qui survit à l'amour chez la femme. J'appelai donc la mort : — elle vint, cette foisi

Continuant, plus exaltée.

On montait l'escalier, je reconnus la voix.... Quelle voix!...

MORIN^ suppliant.

Jeanne! Jeanne! oh! ce récit, de grâce.

Ne le poursuivez point!...

JEANNE

Il le faut! je suis lasse D'avoir porté vingt ans dans jnon cœur ulcéré Ce secret qui rétouflfe et qui l'a torturé*.

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