‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 34 sur 111 · SCÈNE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIÈME

Car les tentations m'assiégeaient, car enfin Sais-tu qu'il faut souvent lutter avec la faim ? Qu'il est de ces ennuis dont le cœur n'est pas maître? Et que devant mon fils j'aurais rougi peut-être? Quand je me demandais qui me protégerait, Je n'avais au berceau qu'un enfant qui pleurait! Eh bien, c'est cet enfant qui tout bas, à l'oreille, Me disait : «c Je suis là, ma mèrel je te veille !... »

— Je quittai notre ville et mon nom... Sans appui. Je travaillai pour vivre, et je vécus pour lui !

EUe montre Marcel.

Oui, Marcel, désormais, ma route était tracée : Je pouvais me défendre, et ma seule pensée Fut de faire de toi, quand l'âge te viendrait,

— Au lieu d'un misérable, — • un homme qui saurait Me faire honneur, enfin son image contraire!

Maintenant, tu sais tout : fais accueil à ton père !

MARCEL, se levant *.

Mon père!

JEANNE

Tu n'es pas indécis, n'est-ce pas?

M R I N , se levant, d'une Toix suppliante.

Voyons, mon fils, voyons...

JEANNE, saisissant la main de son fils.

Marcel, tu parleras?

MARCEL, échappant à sa mère et sanglotant sur une

chaise au fond.

Laissez-moi tous les deux... c'est une horrible lutte l

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