‹ Les ouvriers: drame en un acte, en vers (volume 2)Chapitre 35 sur 111 · Jeanne,. Marcel, Morin · texte numérisé non relu

Jeanne,. Marcel, Morin

MORIN

Oui, j'étais autrefois une stupide brute.

Elle vous a dit vrai; mais le temps a passé!

J'ai vécu, j'ai vieilli : rien n'est donc effacé?

A Jeanne.

11 le sait bien, pourtant, je ne suis plus le même! Je mérite peut-être aujourd'hui que Ton m'aime...

JEANNE, l'interrompant.

On vous rendrait la place au logis conjugal?... Vous seriez à ses yeux tout à coup mon égal?

Alors, demandez-moi de nouveaux sacrifices!

Rapportez- nous encor votre ivresse et vos vices 1

Marcel se lère.

MORIN

Ah ! c'est trop, cette fois I — Avez-vous oublié Que je ne réclamais ni pardon ni pitié?

Je ne vous cherchais pas, et, lorsque sur ma route Je trouve tout à coup, par miracle sans doute, Une femme, un enfant, je partirais!...

9 II Crappe violemment sar la table.

Non! non!

Je suis dans ma famille et je reprends mon fiom ! Pour qui me traite ainsi je deviens insensible!

JEANNE, se Jetant dans les bras de Marcel.

Ah! je te reconnais, cette fois...

MORIN

C'est possible!

Mais je reprends mes droits, et c^est assez d'aveux! Je veux ma place ici! je veux mon fils! je veux...

Jeanne se presse effrayée contre Marcel.

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