‹ Les ouvriers drame en un acte, en versChapitre 31 sur 38 · SCÈNE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SEPTIÈME

Le matin, cependant, comme fait le coupable.

Mû par une imprudence étrange, inexplicable,

Non loin de mon logis j’osai m’aventurer;

*On pouvait à cette heure encor tout ignorer;

Mais j’appris, écoutant, rôdant de porte en porte. Par de vagues rumeurs, qu’une femme était morte. Cette fois, je m’enfuis à la hâte et tremblant. Laissant derrière moi ce cauchemar sanglant.

MARCEI..

Âhl malheureux!

] EAKNE.

Fort bien! ce récit est sincère.

MOniN, abiorbé.

Quoil j’aurais pu tuer le hisavec la mère!

JEANNE, prannnt In mnin de son fils.

Ils ont vécu tous deux après ce jour fatal.

Quand je revins à moi, j’étais à l’hôpital;

J’avais à mon chevet les gens de la justice ;

On veillait, on venait recueillir chaque indice.

Ta fuite dénonçait l’assassin assez haut ;

Se lerant et paisant au milieu *.

J'aurais pu t’accuser et te perdre d’un mot;

Car, n’ayant plus pour toi qu’une haine trop vraie, Mon cœur s’était fermé plus vite que ma plaie.

Je n’avais qu'à parler, ton crime était prouvé.

Je sentis tressaillir mon sein... tu fus sauvé I L’enfant plaida pour toi dans le fond de mon âme, Et je n’ai pas voulu le laisser naître infâme I

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