ARE RUE 7 CRAN
1795), à 10 livres, au 23 vendémiaire an IV (15 octobre 1795), à 15 livres, au 21 ventôse an IV (11 mars 1796), à 50 francs (24).
Quand la monnaie reprit un cours nommal et que la crise financière fut dénouée, les salaires restèrent élevés, mais les chômeurs continuèrent d’être la majorité.
Le lieutenant général de police intervint à plusieurs reprises en matière de règlement de salaires, notamment pour interdire les avances, les gratifications ou les arrhes que Îles maîtres avaient l'habitude de donner aux ouvriers au moment de l’embauchage (25).
Les dispositions interdisant les avances, confirmées à plusieurs reprises (26), furent édictées particulièrement en faveur des ouvriers tisserands qui formaient « la partie la plus nécessiteuse de la ville. » Les maîtres avaient en effet pris l’habitude non seulement de payer d'avance la façon, mais aussi de faire à leurs ouvriers des avances d’un montant indéterminé, si lbien que ces derniers voyaient un moment où le salaire de plusieurs semaines se trouvait « absorbé d'avance par une dette à laquelle » ils ne pouvaient satisfaire « que par le prix destiné à la nourriture » de leur famille.
Les fabricants d’étoffes reçurent l’obligation de payer la facon des étoffes, par aune, au fur et à mesure de la fabrication de la pièce, sans que l’ouvrier puisse en exiger le paiement d'avance et sans que le maître puisse exiger que la pièce soit entièrement fabriquée pour payer la façon.
L'application de ces prescriptions permet à l’ouvrier de disposer d’un gain journalier et évite de lui donner en
(24) « Un tisserand de Bar-sur-Seine dont le salaire en 1790 ne dépassait pas 16 sols gagnaït, en 1795, 4 livres par jour. » Emile Chaudron, ouvrage cité, p. 236.
(25) Sentence du 26 juin 1773 rendue au siège de police de Troyes. Archives Municipales de Troyes, série AA, 41e carton.
(26) Voir notamment une sentence de police du 3 février 1787 homologuée par un arrêt du Parlement du 13 juin 1787, rendue à la requête de la Communauté des Maîtres Fabricants d’Etoffes de Soie, Laine, Fil et Coton de la Ville, Fauxbourgs et Banlieue de Troyes. Archives Municipales de Troyes, série AA, 41° carton.
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une seule. fois une somme plus considérable, vite dépensée, après laquelle il lui aurait fallu attendre Ia confection d’une autre pièce de toile.