‹ Les ouvriers européens (volume 2)Chapitre 20 sur 159 · XXIV CONSTITUTION SOCIALE DES RACES DU NORD · texte numérisé non relu

XXIV CONSTITUTION SOCIALE DES RACES DU NORD

de rOrienl, la meilleure patrie de la vertu. Sous les influences décrites dans ce volume, les familles y restent, surtout dans la région orientale, soumises au Décalogue. Ici toutefois cette tâche suprême est plus difficile à remplir. Dans la conquête de leur subsistance, les populations sédentaires sont moins que les nomades servies par les agents naturels. Elles sont soumises au dur labeur qu'imposent les travaux agricoles et manufacturiers. Dans les familles qui constituent le fond de la race, le père de famille et l'héritier ne peuvent guère, comme les pasteurs, arrêter leur pensée sur le rôle journalier et surtout sur la source divine du Décalogue (II, In. 2). Ils ont, par conséquent, à ce sujet des convictions moins énergiques. Le père de famille ne dispose, en général, que d'une habitation exiguë : il ne peut garder près de lui les frères de l'héritier parvenus à l'âge adulte. Ceux-ci émigrent donc à une époque où ils sont encore imbus de l'esprit de nouveauté naturel à la jeunesse; et ceux qui s'établissent au pays natal sont parfois enclins à s'écarter des meilleures traditions. Tous les chefs de famille ne sont donc plus aptes, comme ils le sont chez les nomades, à exercer le pontificat domestique.

Pour conserver, dans de telles conditions, le bonheur individuel et la paix sociale, les peuples sédentaires à familles-souches sont progressivement amenés aux mêmes solutions. Ils suppléent aux défaillances individuelles des chefs de famille par l'institution d'un service spécial, dont le germe existe chez les pasteurs nomades de la Grande-steppe. Les races mongoles les plus religieuses, celles qui dirigent avec prédilection leur pensée vers les félicités de la vie future, ne se bornent pas à fortifier leurs croyances par des pèlerinages aux deux foyers principaux du Bouddhisme. En laissant chaque patriarche local livré

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