XXXII CONSTITUTION SOCIALE DES RACES DU NORD
le poète Goldsmith avait entrevu, à l'époque même où se consommait Taliénation des petits domaines et des biens communaux (viii, 1 7). Enfin, les classes urbaines et manufacturières se sont montrées encore plus imprévoyantes. Elles ont plus compromis l'avenir de leur pays, en développant trop vite Tempire de la vapeur : par là, en effet, elles ont déchaîné, sur l'humanité, un fléau sans précédents, la pauvreté héréditaire, désignée plus énergiquement par le mot « paupérisme » (vu, is).
En résumé, l'histoire de la famille-souche au sein des races du Nord soulève maintenant une question qui s'impose à la sollicitude des hommes d'État et de tous ceux qui se dévouent à l'étude de la science sociale. En important leurs mœurs et leurs intitutions sur le territoire où abondent les ressources matérielles qui manquent à leur propre pays, les Anglo-Saxons ont semé en Angleterre les germes de prospérité qui se dévelc^pent dans la métropole avec une rapidité inouïe et s'étendent à des colonies immenses. Le principe de cette prospérité est dans la soumission au Décalogue; et cette soumission a été perpétuée jusqu'à présent par les coutumes de la famillesouche. En altéj^ant ces coutumes, comme ils le font depuis un siècle, les Anglais ne compromettent-ils pas l'efficacité du principe? Les événements répondront un jour à cette question par l'affirmative, si les Anglais cèdent au mouvement qui semble les entraîner aujourd'hui ; si, sur d'autres points essentiels, ils abandonnent également leur tradition de quatorze siècles.
§ 6. l'abondance des productions spontanées. XXXIII