Anders D*% leur 2« fils
RELIGION ET HABITUDES MORALES
La famille professe avec régularité, sans esprit de prosélytisme, la religion réformée de Luther. Les mœurs sont généralenient rudes et peu polies. Toutefois, l'ensemble des habitudes de la famille implique un développement prononcé des sentiments moraux. C'est ainsi, par exemple, que le penchant à l'ivrognerie, si prononcé chez les peuples du Nord, est réprimé dans la famille par l'influence des sociétés de tempérance (19). Sous l'inspiration de ces sociétés, beaucoup d'ouvriers de l'usine de Modum ont complètement renoncé à l'usage, même modéré, des boissons spiritueuses. La famille décrite dans la présente monographie fait de temps en temps usage de petite bière achetée au cabaret ou fabriquée dans le ménage ; mais, obéissant en partie
OBSERVATIONS PRELIMINAïRES. 57
à la pression exercée par les patrons sous l'influence des sociétés de tempérance, elle s'interdit par esprit religieux l'usage de l'eaude-vie. Les femmes se distinguent, en général, par la beauté et la grâce aussi bien que parles qualités morales; elles jouissent d'une grande autorité dans la famille, et elles contribuent beaucoup, par leur influence, à en élever le niveau moral. Suivant la coutume du pays, l'ouvrier a reçu le sacrement de la confirmation, vers l'âge de 18 ans ; et c'est depuis lors qu'il est attaché à la fonderie.
HYGIÈNE ET SERVICE DE SANTÉ
La contrée est très-salubre : le travail de la fonderie, bien qu'il ait pour objet des minerais arsenicaux, laisse lui-même peu à désirer sous ce rapport. D'ailleurs les ouvriers employés dans les usines manufacturières ne forment point ici, comme dans l'Occident, une population distincte. Leur constitution physique a toute l'énergie propre aux ouvriers adonnés à l'agriculture. Grâce à la sollicitude de la compagnie qui exploite la fonderie de Modum, le service médical est convenablement organisé.
RANG DE LA FAMILLE
L'ouvrier est dans une condition intermédiaire entre celle des domestiques et celle des journaliers. Il a contracté son engagement pour une année (i), mais il est payé d'après le nombre de journées qu'il donne réellement au patron. Il est chargé d'un travail (s) qui ne peut être confié qu'à des ouvriers doués d'une aptitude spéciale, et formés par un apprentissage assez long : il se trouve donc classé au-dessus des simples manœuvres. D'un autre côté, dépourvu de toute tendance à l'épargne, il ne paraît pas appelé vers une condition supérieure à celle qu'il occupe en ce moment.
58 cil. II. — FONDEUR DES USINES A COBALT DU BUSKERUD.
Ifloyeus ii'e?i^i,<§teiice tie la famille.
PROPRIÉTÉS
(Mobilier et vêtements non compris.)
Immeubles 0' 00
La famille, étrangère à l'esprit d'épargne qui domine chez la plupart des ouvriers industriels de la Norvège, ne vise nullement à acquérir une propriété qu'elle puisse exploiter à son propre compte.
Animaux domestiques entretenus toute l'année. 90^ 00
1 vache, nourrie d'herbe et de foin, obtenus à prix d'argent, 90^00.
Animaux domestiques entretenus seulement une partie de l'année 25^ 00
1 porc, d'une valeur moyenne do fiO^OO, entretenu pendant 5 mois : la valeur moyenne, calculée pour l'année entière, équivaut à 25'^ 00.
Matériel spécial des travaux et industries : de médiocre qualité /l2^ 00
1° Culture du jardin. — Outils divers, 12'' 00.
2° Armes et engins pour la chasse. — Fusils et pièges, 20*^00.
3° Engins pour la pêche. — Pièges et autres engins, T/OO.
Droit aux allocations de sociétés d'assurances MUTUELLES 0^ 00
Allocations garantissant l'admission des enfants à l'école à titre gratuit et les secours de la médecine et de la chirurgie à l'ouvrier malade (mémoire).
Valeur totale des propriétés . . . . 157^ 00 §7.
SUBVENTIONS
Les propriétaires de l'usine donnent à l'ouvrier, en usufruit, le logement et un jardin ; ils patronnent la caisse d'assurances mutuelles (13) destinée à pourvoir aux frais de renseignement scolaire des enfants et aux secours médicaux ; ils contribuent pour une large part à cette caisse et paient, en outre, à l'ouvrier
malade la moitié de son salaire ordinaire. La pêche dans le fleuve sur lequel l'usine est située, la chasse du lièvre et des oiseaux, la récolte des baies sauvages dans les forêts, constituent pour l'ouvrier et pour sa famille des droits d'usage d'une importance réelle.
TRAVAUX ET INDUSTRIES
Travaux de l'ouvrier. — Le travail principal de l'ouvrier a pour objet la fusion des minerais de cobalt, soit pour la conversion des minerais grillés en régules et en safres, soit pour la conversion des minerais ou des régules grillés en smalt. L'ouvrier fournit chaque jour (dimanches et fêtes compris) un poste de douze heures, tant que le fourneau est en activité. Il alterne chaque semaine, pour les postes de jour et de nuit, avec les autres fondeurs attachés à ce même fourneau.
Les travaux secondaires de l'ouvrier s'exécutent, en partie, dans les époques de chômage du fourneau et en partie pendant les douze heures de repos comprises entre deux postes successifs. Ils ont pour objet la culture du jardin, la chasse, la pêche, l'entretien de la maison et celui du mobilier.
Travaux de la femme. — Le travail principal de la femme a pour objet les soins de ménage.
Les travaux secondaires sont les élaborations du lin et de la laine, y compris la confection des vêtements : ces travaux absorbent presque autant de journées que les travaux de ménage. Viennent ensuite, par ordre d'importance, la culture du jardin, les soins à donner aux animaux domestiques, la cueillette des fruits sauvages et enfin les travaux de moisson exécutés, moyennant salaire, pour le compte des propriétaires voisins.
Travaux du fils aini^. — Le fils aîné aide ses parents dans plusieurs de leurs occupations domestiques; il commence à prendre part aux travaux de récolte exécutés chez les propriétaires voisins.
60 eu. II. — FONDEUR DES USINES A COBALT DU BUSKRRUD.
Industries entreprises par la. famille. — Les industries que la famille entreprend pour son propre compte sont : la culture du jardin, l'exploitation des animaux domestiques, la chasse, la pèche, les cueillettes et les travaux manufacturiers concernant l'élaboration du lin et de la laine.
IVIode tl'existeiice de la faaiiille.
ALIMENTS ET REPAS
Les céréales sont consommées sous deux formes principales, le seigle à l'état de pain, l'orge à l'état de pâte ferme cuite à l'eau et au sel, puis assaisonnée de diverses manières, notamment au moyen de lait de vache. Souvent cette pâte, coupée en tranches, est cuite de nouveau avec de la graisse ou avec de la viande. A ces bases essentielles de la nourriture se joint (i 5 , s°" i) une quantité considérable de produits animaux. Les ouvriers achètent tous à l'arrière-saison une vache ou un bœuf pour en saler et en fumer la viande. Des marchands de bestiaux, qui descendent, à l'automne, du nord de la Norvège dans les régions qui confinent à la baie de Christiania, vendent ordinairement l'animal sur pied. Quelquefois ils vendent, à tant par livre, un poids net de viande, en reprenant la peau et les autres parties accessoires deTanimah Cette coutume, qui assure aux populations ouvrières une excellente alimentation, est la même que celle qui règne dans plusieurs autres contrées du nord de l'Europe, dans le pays d'Orenbourg (II, ii), dans la Russie centrale (II, v), et dans les monts Ourals (II, m et iv).
Dans cette même contrée, la population ouvrière commence à employer, comme blé, l'avoine qui, vers le Nord, devient d'un usage à peu près exclusif. On en fabrique des galettes fort dures, qu'on ne peut, parfois, employer qu'en les ramollissant préalablement dans un liquide, et qui n'offrent presque aucune analogie avec le produit désigné en France sous le nom de pain.
HABITATION, MOBILIER ET VÊTEMENTS
L'ouvrier occupe, près de la fonderie où il travaille, une petite maison composée de trois pièces, à côté de laquelle se trouvent l'étable et le jardin potager.
Le mobilier et les vêtements ont une valeur approximative de 505^, savoir :
Meubles: sufiisants, tenus avec propreté. ...... 180^ 00
1 lit pour les époux, 2 lits pour les enfants, un berceau, 2 armoires, etc.
Ustensiles : comprenant seulement le nécessaire. 35^ 00
Chaudrons et poêles pour la cuisson des aliments, en fonte, en fer et en cuivre; la plupart des autres objets en bois et en terre grossière.
Linge de ménage : suffisant, en bon état d'entretien. 60^ 00
Draps de lit, serviettes, essuie-mains, etc.
Vêtements : bien entretenus, convenables à tous égards 290^ 00
Les vêtements sont pour la plupart en étoffes de laine; dans les contrées qui s'écartent un peu du littoral maritime, ils se font remarquer par leur coupe originale et par une certaine élégance. Le chef de famille est souvent pourvu, comme en Suisse, du costume et de l'équipement de la milice.
Valeur totale du mobilier et des vêtements. . . . 565^ 00
§ il.
récréations.
Les principales récréations des ouvriers de ce district sont la chasse du lièvre ou des oiseaux (de bois) et la pêche du saumon. La chasse se fait, soit au fusil, soit avec des pièges que l'ouvrier tend dans les bois avec beaucoup d'adresse. De même que dans toutes les autres contrées du nord de l'Europe (II, i à v), une entière liberté est laissée, sous ce rapport, aux populations, qui y trouvent à la fois une agréable diversion à leurs travaux ordinaires et un précieux moyen d'alimentation.
La cueillette des baies sauvages (fraises, framboises et airelles) e^t ordinairement la récréation des femmes et des enfants;
62 en. II. — FONDEUR DES USINES A COBALT DU BUSKERUD.
ceux-ci aident, en outre, leur père à tendre des pièges pour la chasse des animaux sauvages.
Les exercices de la milice sédentaire paraissent être, pour les populations, l'occasion de récréations fort recherchées. C'est ainsi qu'à la suite de ces exercices les ouvriers qui font partie de la milice se livrent parfois avec une sorte de passion au tir à la cible. En général, les récréations de la partie la plus morale du peuple norvégien (19), comme celles du peuple suisse, paraissent avoir quelque chose de plus distingué que celles de la plupart des classes populaires de l'Europe. 11 est cependant vraisemblable, ainsi qu'on en a pu juger par quelques faits isolés, que l'usage des boissons fermentées, et surtout de l'eau-de-vie, est encore la récréation favorite d'un nombre considérable d'ouvriers et même de propriétaires-cultivateurs.
Histoire fie la faiiiiljc.
PHASES PRINCIPALES DE l'eXISTENCE.
Les enfants, exemptés de tout travail industriel, prennent part, seulement dans la mesure de leurs forces et de leur développement intellectuel, aux travaux domestiques et à l'exploitation agricole de la famille. Ils travaillent peu pour les propriétaires ou les fermiers voisins; ils reçoivent une certaine instruction dans l'école annexée à l'usine.
Les adultes se marient jeunes ; ceux qui ne trouvent pas dans l'usine une situation analogue à celle du chef de la famille s'engagent à l'année dans les exploitations agricoles; et ils secondent les propriétaires dans tous leurs travaux, notamment dans les travaux forestiers ou dans le transport des bois de construction depuis les forêts jusqu'aux ports d'embarquement. Les ouvriers les plus industrieux et les plus moraux se constituent par l'épargne un capital avec lequel ils achètent une propriété territoriale, en vue de la cultiver eux-mêmes. L'indus-
trie de la plupart des petits propriétaires dans la région, voisine de Modum, qui confine à la baie de Christiania, consiste d'abord à produire les denrées agricoles nécessaires à la famille et à son bétail, puis à transporter les bois et les autres produits de la grande industrie. La classe de ces paysans paraît être très-développée dans cette région. A l'inverse de ce qui a lieu dans le sud-ouest de l'Europe, elle se recrute souvent parmi les ouvriers industriels attachés aux usines métallurgiques, aux scieries de bois et aux constructions navales. Cet état de choses est dû principalement à l'abondance des forêts et des friches où les cultures peuvent se développer. Cette circonstance contribue à écarter les difficultés qui se présentent aujourd'hui dans l'Occident.
On peut résumer en ces termes l'un des principaux contrastes qui existent entre les deux régions : dans l'Occident, la propriété agricole fournit le personnel nécessaire aux ateliers industriels; en Norvège, ces ateliers servent en partie au recrutement des propriétaires ruraux.
Les ouvriers qui, par la spécialité de leurs fonctions, sont assurés de trouver toujours un travail lucratif dans les usines, y restent attachés pendant toute leur vie et ne se préoccupent point, en général, d'épargner en vue d'acquérir une propriété territoriale. Ils emploient leurs ressources à améliorer leur régime alimentaire, et à mettre quelque luxe dans leurs vêtements. L'ouvrier décrit dans la présente monographie, nonobstant le salaire élevé dont il jouit, et malgré son affiliation à la société de tempérance (3) n'a jamais fait d'autre épargne que celle qui était indispensable pour l'acquisition d'une vache laitière.
MOEURS ET INSTITUTIONS ASSURANT LE BIEN-ÊTRE PHYSIQUE ET MOR.VL DE LA FAMILLE.
Grâce à sa bonne conduite et à la spécialité de ses fonctions, l'ouvrier est sur, tant qu'il est valide, d'être pourvu de travail dans la fonderie. Dans les cas de maladie, il trouve des secours pour
lui et sa famille dans la sollicitude des patrons propriétaires de cette fonderie. Ceux-ci ont créé pour ce but, et en même temps pour garantir l'instruction aux enfants, une caisse d'assurances mutuelles qu'ils subventionnent et à laquelle tous les ouvriers conttibuent aussi, de leur côté, au moyen d'une retenue opérée sur le salaire. Les chefs d'industrie allouent en outre à la famille, quaiiJ l'ouvrier est malade, une indemnité égale à la moitié du salaire qui était attribué à ce dernier.
L'ouvrier industriel qui n'a point fait d'épargne est soutenu par ses enfants, lorsque la vieillesse ou les infirmités ne lui permettent plus de subvenir lui-même à ses besoins.
En général, la pratique de la liberté individuelle est plus développée chez les ouvriers de la Norvège que chez la majeure partie des ouvriers européens. Cependant la sécurité de chacun y est assez bien garantie, savoir : chez les ouvriers agriculteurs, par l'étendue considérable et le bon marché des terres non appropriées à la culture ; chez les ouvriers des industries manufacturières, qui commencent à peine à former une classe spéciale, par un patronage intelligent, laissant toujours une large part au libre arbitre des individus, et intervenant avec le concours d'associations fondées sur le principe de la mutualité. Le bienêtre de ces ouvriers se lie d'ailleurs également à l'abondance et au bas prix des terres. Ils sont toujours assurés, si le travail leur manque, de trouver dans l'agriculture d'amples moyens d'existence; il arrive même ordinairement en Norvège, comme aux Etats-Unis d'Amérique, que l'ouvrier des usines manufacturières ne considère sa situation que comme un stage où il accumule peu à peu les ressources nécessaires pour entreprendre plus tard, à son propre compte, une exploitation agricole.
En résumé, les habitudes de patronage ne concourent pas en Norvège autant que dans les autres pays du Nord à procurer le bien-être aux classes inférieures. Toutefois, celles-ci se passent mieux qu'ailleurs de ce concours, tout en se préservant de la misère ou en s'élevant à l'aisance. Les doctrinaires, qui voient, dans les institutions politiques, l'unique cause de la prospérité ou de la souffrance des nations, ont souvent cité cette heureuse
condition des ouvriers norvégiens, comme la justification de leurs systèmes. Ainsi, par exemple, les écoles dites démocratiques en attribuent tout l'honneur à l'organisation politique qui, depuis 1815, détruit les derniers vestiges de la noblesse, confère le pouvoir législatif à une chambre unique [Storthing) , essentiellement composée de paysans, et réduit h une vaine apparence le pouvoir exécutif de la royauté.
On aperçoit Finexactitude de cette explication pour peu qu'on se reporte à la nature des hommes et des lieux. Les chefs qui dirigent les industries de la Norvège n'exercent le patronage, en dehors de la flotte du commerce, que dans les villes et les rares agglomérations urbaines qui groupent à peine cent cinquante mille habitants, soit le dixième de la population. Les neuf autres dixièmes ne sont jamais réunis en villages, ni même en hameaux. Ils sont disséminés par petites maisons-souches sur les points les moins stériles des friches et des forêts, sur les bords des principales rivières, ou sur les rivages des Fiords et de la mer. L'héritier de ces domaines isolés j eut seul y trouver des moyens d'existence. Quant aux autres i ejetons de chaque famille, ils vont chercher dans la flotte, les villes et les agglomérations manufacturières les moyens de travail. Dans cette situation ils sont à même de constituer un pécule, puis d'acquérir une propriété s'ils restent laborieux et économes; et, si au contraire, ils manquent d'énergie ou de prévoyance, ils trouvent la sécurité auprès de patrons bienveillants. Le bien-être de la population n'est donc point indépendant du patronage, comme l'affirment certaines écoles démocratiques ; mais il dépend surtout des trois causes qui sont caractéristiques dans le Nord, comme dans l'Orient : l'abondance du sol disponible; les deux groupes de vertus inspirées par le respect de Dieu et l'obéissance à l'autorité paternelle.
SOURCES DES RECETTES
SECTION ire.
Propriétés possédées par la famille.
Art 1er. Propriétés immobilières.
(La famille ne possède aucune propriété de ce genre) .
Art. 2. — Valeurs mobilières.
Animaux domestiques entretenus toute l'année :
1 vache
Animaux domestiques entretenus seulement une partie de l'année :
I porc : valeur calculée (6)
Outils pour la culture du jardin
Armes et engins pour la chasse
Engins pour la pêche
Art. 3. — Droit aux allocations de sociétés d'assurances mutuelles.
Sociétés répartissant immédiatement les souscriptions de la famille :
Droit éventuel d'admission des enfants à l'école à titre gratuit (6)
Droit éventuel aux secours de médecine et de chirurgie pour l'ouvrier malade (6)
Valeur totale des propriétés [sauf déduction des dettes mentionnées (15, So«> V)].
SECTION II
Subventions reçues par la famille.
Art. l*"". — Propriétés reçues en usufruit. Habitation :
Maison reçue à titre gratuit des patrons, propriétaires de l'usine
Immeubles ruraux :
Jardin reçu à titre gratuit des patroas, propriétaires da l'usine
ÉVALUATION
ipproximalive
des
sources
de recettes.
VALEUR
propriétés.
Art. 2. — Droits d'usage sur les propriétés voisines.
Droit sur le gibier des environs
— sur le poisson de la rivière Snarum ....
— sur les fruits sauvages des forêts voisine^
Art. 3. — Allocations d'objets et de services.
Allocations concernant l'instruction des enfants.
— concernant le service de santé
— concernant les assurances
en. II. — FONDEUR DES USINES A COBALT DU BUSKERUD.
§ i4. — BUDGET DES RECETTES DE L'ANNÉE.
montant de
s recettes.
RECETTES
en argent.
RECETTES
VALEUR
des objets
reçus en nature.
SECTION I«
Revenus des propriétés.
Art. 1er, RavBiros des propriétés immobilières.
(La famille ne jouit d aucun revenu de ce genre)
Art. 2. — Revenus des valeurs mobilières.
Intérêt (6 p. 100) de la valeur de cette vache .
Intérêt (6 p. 100) de cette valeur ,
Intérêt (5 p. 100) de la valeur de ces outils (16, A)
- — decesobjets (16, E)
— — de ces engins . , ( 16, F)
Art. 3. — Allocations des sociétés d'assurances mutuelles.
Valeur de l'allocation supposée égale à la contribution annuelle de la famille, 3f 03. . . [Cette recette, n'étant que la rentrée d'une valeur égale versée à la société d'assurances, est omise ici comme la dépense qui la balance (15, So»» V)], Valeur de l'allocation supposée égale à la contribution annuelle de la famille (recette omise comme la précédente), 3^60
Total des revenus des propriétés.
SECTION II
Produits des subventions.
; Art. 1er. — Produits des propriétés reçues en usufruit.
Loyer ou 5 p. 100 de la valeur de la maison (1,200^00) (non exigé par les patrons). ,
, Loyer ou 5 p. 100 de la valeur du jardin (100^00) (non exigé par les patrons)
Art. 2. — Produits des droits d'usage.
Gibier évalué avant la chasse à (16, E)
Poisson évalué avant la pêche à (16, F)
Fruits sauvages évalués avant la récolte à (10, G)
Art. 3. — Objets et services alloués.
Contribution dos patrons pour l'école * par famille d'ouvriers ..
3fl0
— — pour les secours médicaux : par famille d'ouvriers
Moitié du salaire accordée par les patrons à l'ouvrier dans les cas de maladie : somme correspondant à trois jours de maladie à If 035
Totaux des produits des subventions
cil. II. — FONDEUR DES USINES A COBALT DU BUSKERUD -
SOURCKS DES RECETTES (SUITE)
designation des travaux :t de l'emploi du temps.
SECTION III
Travaux exécutés par la famille.
Travail principal,. exécuté à la journée au compte des patrons :
Fusion de minerais pour régule et bleu de cobalt .....'
Travail principal, spécial à la femme, exécuté au profit de la famille :
Travaux de ménage : préparation des aliments, soins donnés aux enfants; soins de propreté concernant la maison et le mobilier; entretien et blancliissage des vêtements et du linge
Travaux SBCONDAmEs, exécutés au compte de la famille :
Élaborations diverses du lin et de la laine pour le ménage
Culture du jardin
Soins donnés aux animaux domesti6[ues
Récolte de fruits sauvages ,
Chasse du lièvre et des oiseaux des bois
Pêche dans les rivières voisines
Entretien de la maison et du mobilier
Travaux divers exécutés chez les voisins (lors des récoltes)
Nota. — Le fils aîné exécute la plupart de ses travaux comme aide du père et de la mère.
; Totaux des journées de tous les membres de la famille