Diniitri S"*, leur 2« fils
RELIGION ET HABITUDES MORALES
La famille professe la religion grecque. L'instruction religieuse et surtout le sentiment religieux sont peu développés. La pratique du culte se réduit à l'observation d'un certain nombre de prescriptions, et particulièrement à l'observation très-ponctuelle de celles qui concernent les jeûnes et l'usage des aliments maigres, pendant les deux carêmes prescrits par le rite grec. Les époux ont de bonnes habitudes morales tant avant qu'après le mariage. Les enfants ne fréquentent aucune école; ils ignorent les éléments de l'écriture et de la lecture; leur instruction se borne à quelques leçons de catéchisme données par le clerger
234 CII. VI. — FORGERON BULGARE DES UShNES A FER DK SAMAKOWA. HYGIÈNE ET SERVICE DE SANTÉ.
La classe des forgerons, aussi bien que la population agricole, se distingue par une robuste constitution physique. La localité ' est aussi salubre que le comporte la présence des étangs créés pour le service des forges ; les maladies les plus ordinaires sont les affections rhumatismales et les fièvres intermittentes à l'arrière-saison. La population agricole accepte, en général, dans ses maladies, les soins d'empiriques jouissant d'une réputation locale d'habileté. Les ouvriers des forges sont ordinairement soignés aux frais du patron par un médecin établi à Samakowa.
RANG DE LA FAMILLE
L'ouvrier appartient à la catégorie des journaliers-propriétaires. Les anciennes habitudes industrielles conservées dans ce district et, en particulier, les allocations permanentes d'aliments pendant la période des travaux rapprochent le forgeron de Samakowa des ouvriers-domestiques, pendant la saison qu'il consacre à son travail. Les ouvriers sont trop satisfaits de leur m\ sort, et ils n'ont point assez le désir de s'élever à une condition supérieure, pour que le travail à la tâche ou à l'entreprise ait déjà pu s'y organiser. L'ouvrier doit la qualité de propriétaire qu'on lui attribue ci-dessus aux immeubles qu'il possède dans les conditions indiquées ci-après (i3, 17).
La famille décrite dans la présente monographie offre l'exemple de la supériorité qui appartient aux plus pauvres ouvriers orientaux comparés à ceux qui, dans les plus riches agglomérations manufacturières de l'Occident, jouissent de salaires dix fois plus élevés. Les mœurs et les institutions concourent à donner aux ouvriers la propriété de l'habitation : elles les préservent de la déchéance sociale qu'implique le régime des locations. Dans
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ce cas parliculier, l'ouvrier a conquis sa qualité de propriétaire en profitant de la législation spéciale aux terres mortes (17) et aussi des bienveillantes dispositions de son patron.
Moyens tl'existeiiire de la famille.
PROPRIÉTÉS
(Mobilier et vêtements non compris.)