‹ Les ouvriers européensChapitre 141 sur 196 · NÉCESSAIRE · texte numérisé non relu

NÉCESSAIRE

La famille a recours à trois combinaisons principales : 1° elle loue le terrain et l'exploite à ses risques et périls, à la condition de donner au propriétaire la moitié de tous les produits ; 2" elle paye le loyer en fauchant du foin, pour le compte du propriétaire, sur une surface de prairie ayant une étendue double de celle du terrain loué; 3" enfin, elle paie le loyer au moyen d'une somme d'argent. Dans l'année pour laquelle on a établi le présent budget, la famille a pris à ferme, pour une rente en argent, un terrain à maïs, à pommes de terre et à citrouilles ; elle a exploité à mi-part un terrain à courge- pépon.

SUR LES GUANGEMENTS SURVENUS DANS LA CONSTITUTION SOCIALE DE LA HONGRIE, DE d 846 A 1855.

En 1846, à l'époque où les faits exposés ci-dessus ont été observés, le paysan hongrois n'était plus attaché au sol qu'il cultivait. Il était devenu propriétaire-usufruitier; il pouvait céder son domaine par donation entre- vifs, le transmettre par testament, ou le vendre pour s'établir ailleurs.

Le 11 avril 1848, à la suite des événements accomplis à Pesth le mois précédent, l'empereur sanctionna à Presbourg une nouvelle constitution qui fut depuis abolie à la suite des guerres de 18Ù9. Cette constitution prescrivait le rachat des corvées, c'est-à-dire, l'abolition complète du lien féodal, moyennant le paiement d'une somme équivalant à vingt fois la valeur annuelle de la corvée. Ce rachat, assuré par un impôt levé sur l'ensemble de la Hongrie, continue à s'opérer en 1855, au moment où la présente monographie est mise sous presse.

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