‹ Les ouvriers européensChapitre 16 sur 196 · LE MALAISE EN ORIENT. XXIII · texte numérisé non relu

LE MALAISE EN ORIENT. XXIII

contigiiës de l'Autriche, une partie du sol est attribuée aux paysans, moyennant une redevance, à titre d'usufruit perpétuel. Sous ce régime, l'accroissement de la richesse des propriétaires et de la puissance des gouvernants se concilie avec le bien-être du corps social tout entier. Sur ce point, les musulmans contrastent avec les chrétiens. Ils repoussent la constitution féodale; et, à cet égard, ils s'inspirent d'un sentiment d'égalité émanant, non des faux dogmes de l'Occident (7), mais de leurs convictions religieuses. Selon le Koran, le pauvre pratiquant la loi divine possède tous les éléments de supériorité : le riche chargé de le secourir n'a point sur lui l'ascendant du bienfaiteur; il n'est que le distributeur d'une richesse qui appartient à Dieu. Tel est le principe des terres Wakfi qui forment une grande partie de la Turquie (vi, 17). Ces vastes territoires, immobilisés pour les besoins des pauvres, ne se prêtent pas aussi bien que ceux de la chrétienté au progrès delà richesse; mais les musulmans y voient la source d'un bien plus précieux, la conservation de la paix sociale.

• Il est une coutume sur laquelle s^accordent en Orient les chrétiens et les musulmans : c'est que les populations ouvrières ne doivent jamais payer un loyer pour leur maison (i à viii, g). Dans l'opinion commune, le pauvre doit jouir gratuitement du lieu qu'il habite, comme de l'air qu'il respire.

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