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CH. II. — PAYSANS A CORVEES DES STEPPES DOREXBOURG

SUR LES SOMMES d'ARGENT ET LES OBJETS MOBILIERS POSSÉDÉS A TITRE INDIVIDUEL DANS LES COMMUNAUTÉS AGRICOLES DE LA RUSSIE.

La communauté formée de la réunion des ménages partiels \ivant sous l'autorité du Starchi, ou chef de famille, possède d'une manière indivise l'habitation et ses dépendances, les immeubles ruraux, la plupart des animaux domestiques, et, en général, les moyens de travail. Toates les recettes sont encaissées par le Starchi, qui en dispose comme il le juge convenable; d'où il résulte qu'en principe le Starchi ne peut avoir de propriété privée. Par le fait même de son avènement au pouvoir, la fortune privée qu'il peut posséder se confond toujours avec celle de la communauté, et, pour le remarquer en passant, cette circonstance n'est pas sans influence sur le choix des Starchi. Mais chaque ménage partiel possède ordinairement en propre, outre ses vêtements, une somme d'argent constituée avec les présents faits aux jeunes mariées, et entretenue par quelques receltes provenant de ventes de tissus fabriqués par la femme ou de ventes de volailles élevées spécialement par celle-ci. La constitution de ce fonds particulier prévient les tiraillements qui pourraient compromettre l'harmonie intérieure, si les jeunes femmes, pour se procurer des objets de parure ou de vêtement, devaient faire appel à la caisse de la communauté. Ces fonds possédés en propre sont tout à fait analogues à ceux qui existaient dans les anciennes communautés agricoles de la France.

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