METHODES DE CHOIX
Enfin, il reste encore possible, comme l'a supposé Bertrand , que la présence de corps suroxydés puisse provoquer le phénomène par l'abandon simple de cet oxygène en excès. Dans ces cas pourtant, la réaction sera toujours faible.
On voit de quelles précautions il est nécessaire de s'entourer dans l'étude et la recherche des oxydases. C'est pour n'avoir pas observé ces règles que les discordances se dressent nombreuses entre les divers observateurs, et qu'il existe même des contradictions entre les expériences d'un même auteur.
Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, A chai me (1) trouve que le pus oxyde direc tement la teinture de gaïac, alors que Linossier (2) affirme qu'il ne peut agir sur cette même teinture qu'en présence de l'eau oxygénée. Portier (3)^ dans sa thèse, avance que la fibrine du sang des animaux agit sur la teinture de gaïac et possède les propriétés des ferments oxydants, tandis qu'il émet une opinion contraire dans une note à la Société de Biologie (4). Abelous et
(1) AcHALME. — Recherches sur la présence des ferments solubles dans le pus {Société de Biologie, l^r juillet 1899).
(2) LiNOssiER. — Contribution à l'étude de l'action des ferments oxydants sur la peroxydase du pus [Société de Biologie, 26 mars 1898).
(3) Portier, — Oxydases dans la série animale (Thèse, IMris, 1897).
(4) Portier. — L'oxydase du sang des mammifères {Société de Biologie, 23 avril 1898, p. 452\
Biarnès (1) constatent avec les organes des animaux, la réaction directe colorante des oxvdations. D'autres auteurs au contraire n'ont jamais pu la déceler qu'en présence de l'eau oxygénée.
Ces quelques faits suffisent à montrer l'incertitude des conclusions émises jusqu'à ce jour.
(1) Abelous et Biarnès. — Expériences relatives à l'existence chez les mammifères d'un ferment soluble [Société de Biologie^ 7 mai 1898).