VI. - FERMENTS OXYDANTS CHEZ LES ANIMAUX VERTÉBRÉS
1. — Ferments oxydants directs. — On s'est d'abord demandé s'il était possible de poursuivre l'étude de ces ferments, et de constater leur présence in vivo, c'est-à-dire non pas sur des tissus ou des humeurs séparés du corps de l'animal, mais dans le sang de cet animal lui-même.
Schmiedeberg (1) a le premier abordé le problème et l'a résolu de la façon suivante. Il introduisait dans la circulation des substances qui devaient être à peu près inaltérables à l'air à la température du corps et être facilement oxydables dans l'organisme. Ces substances et leurs produits d'oxydation devaient être étrangers à l'organisme pour ne pas s'y confondre avec les éléments nouveaux ; substances et produits devaient encore être faciles à isoler et à doser exactement. Schmiedeberg choisit dans ses expériences l'alcool benzylique qui, en s'oxydant, donne de l'acide benzylique, et l'aldéhyde salicylique, qui donne par oxydation de l'acide salicylique. Cet expérimentateur a vu que, mises
(1} Schmiedeberg. — Arcliiv f. exp. Pathol. und Pharmakot., 1876, t. VI, p. 233, et 1881, t. XIY, p. 228.