I. — Toutes les recherches qui ont eu pour
BUT DE DÉCELER, AU MOYEN DES RÉACTIFS DE LA PRE- MIÈRE SÉRIE (GAÏAC, PAR AP1IÉNYLÈNEDI AMINE, 1IYDRO- QU1NONE, PYROGALLOL, GAÏACOl), LA PRÉSENCE DE FER- MENTS OXYDANTS DIRECTS DANS LES HUMEURS OU LES TISSUS DU CHIEN OU DE l’hOMME, ONT ÉCHOUÉ. A U
cours de saignées faites chez des malades urémiques ou des cardiaques, nous avons pu prélever une certaine quantité de fibrine, obtenue par battage à l’aide de petits balais en crins nickelés, suivant la méthode de Portier. Cette fibrine humaine était rapidement lavée dans une série de récipients contenant de l'eau distillée, jusqu’à abandon complet des globules et de l’hémoglobine, puis jetée dans une solution de fluorure de sodium à 1 p. 100 (2 à 3 grammes de fibrine
FjNRIQUEZ et SlCARD.
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environ dans 5 à 20 centimètres cubes de solunon fluorurée). Le tout était laissé à l’étuve à 45°-50° dans un vase au bain-marie. Nous avons également fait digérer notre fibrine par de la trypsine en proportion variable (5 grammes de fibrine dans une solution de 30 grammes de lluorure de sodium à 1 p. 100, avec 5 grammes de trypsine), en ayant soin de laisser également la digestion se faire durant dix à douze heures.
Or, nous n’avons jamais pu constater directement dans ces liquides, ou dans leurs filtrats, de coloration bleue au contact de la teinture de gaïac.
11 est évident que nous avons tenu compte du degré de la température, des proportions des différentes substances en expérience, de la nature acide, neutre, ou alcaline du milieu, de la durée du temps de la mise au contact et que nous avons varié à l’extrême les expériences.
Il en a été de même pour les couches supérieures des globules blancs prélevés au sein des plasmas humains oxalatés. Les leucocytes triturés, repris par une solution chlorurée, fluorurée, nitratée, ou traités par l’alcool fort, desséchés, puis repris par l’eau, ne nous ont donné aucune réaction positive. Même résultat négatif en ce qui concerne les autres humeurs ou tissus de l’homme, étudiés in vitro en présence de ces mêmes réactifs.
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Il en a été ainsi pour le sérum, le lait de femmes récemment accouchées (1), la salive, les crachats, le pus, l’urine, la sueur, les larmes, le liquide céphalo-rachidien, prélevés durant la vie de l’individu. Il en a été également ainsi pour les tissus du poumon, du cœur, du foie, du pancréas, du corps thyroïde, de la capsule surrénale, du rein, de la rate, du cerveau, prélevés de douze à vingt-quatre heures après la mort.
Quand par hasard nous obtenions une réaction positive au cours de nos expériences, nous avons toujours reconnu une cause d’erreur, et cela en modifiant notre manuel opératoire, en préparant extemporanément une nouvelle solution de réactif, ou en opérant sur des tissus ou des humeurs plus fraîchement recueillis. On comprend comment, dans ces conditions, quelques auteurs ont pu conclure à faux à l’existence dans certains éléments du sang (fibrine, leucocytes) de ferments oxydants directs, de véritables oxydases.
La liqueur de gaïac est certainement le réactif que nous avons le plus souvent manié, avec la solu-
(1) Marfan, dans un article de la Presse médicale sur l'allaitement naturel et artificiel (9 janvier 1901), a émis des hypothèses très intéressantes sur le rôle des zymases du lait. « Le but qu’on devrait poursuivre dans l'allaitement artificiel serait d’ajouter au lait de vache stérilisé, les zymases propres au lait de femme...; il faudrait chercher à avoir du lait privé de microbes, mais non privé de scs zymases. » (Marfan.)
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tion de gaïacol. Le réactif de Rôlimann et Spitzer (paraphényîènediamine), l’hydroquinone, le pyrogai loi sont encore plus infidèles et donnent lieu à des erreurs d’interprétation à peu près constantes.