TRADUCTION DE LA STÈLE
« La pagode de Chiêu Thuyên est une des plus renommées, elle « a produit un bonze célèbre.
cc Elle est la plus jolie parmi les trente-six merveilles qui « sont renfermées dans les trois mille limites du monde.
cc Aucune n’est aussi bien située; elle jouit d’un air toujours pur « à l’est de la citadelle où la rivière To-Lich s’amorce au fleuve « Nhi-IIa. La patte du dragon s’étend à mille li dans la direction cc dü mont Tan-vien, la patte du tigre enveloppe les montagnes « du sud, tous les dévots ont une préférence marquée pour cette « pagode.
« Les bons pays produisent les bonnes gens; les gens de bien cc produisent les richesses, et c’est pendant la période heureuse « que la sainte mère a enfanté le saint fils.
« La tradition rapporte que la sainte mère, née dans ce village, <c de la famille Tân, enfanta le grand génie Tu-tôn qui, dès sa « jeunesse, reçut de son père le don de magie et acquit, arrivé cc à l’âge d’homme, assez de puissance pour sauver la nation en oc péril. Il gravit la montagne de Yen (Yen-so’n) pour se faire re- « ligieux, et l’on trouve encore les vestiges de son séjour dans cc la pagode de Sai-so’n sur la montagne de Thièn-phuc.
« Tu-tôn plut au Ciel et aux hommes, né dans une famille « royale, il fut élevé par Thân-tôn.
« La sainte mère enfanta le saint fils, la loi de Bouddha est cc conforme à la loi du royaume, Tu-tôn suivit la loi de Bouddha.
cc Il reçut les faveurs de Bouddha, c’est pourquoi ses vestiges cc se sont conservés dans la pagode, c’est pourquoi on a construit cc à sa mémoire des temples dans lesquels on a placé sa statue; cc c’est pourquoi les lampes brûleront et l’encens fumera devant cc son image pendant mille siècles.
« Le 7e jour du 3e mois de chaque année, les bonzes se réuniscc sent pour lui offrir un sacrifice. Au milieu de la cérémonie, un « nuage apparaît et les paysans, revêtus d’habits de la couleur de cc la fleur Ba-hop, chantent des hymnes en l’honneur du saint.
4 C’est par ordre du roi et pour témoigner de sa reconnaissance « que l’on a construit ce temple à Tu-tôn et qu’on y a placé un <r tambour et une cloche pour appeler les gens à la prière, car cet « homme extraordinaire a évité au peuple de grandes calamités et «. lui a rendu la paix et la joie.
« Celui qui vient prier au temple de ChiêuThuyên obtient le « calme, la richesse, le bonheur et la prospérité.
« Chaque fois que l’État a réclamé la protection du génie, elle « ne lui a pas fait défaut, par son intercession le royaume est « devenu inébranlable.
« Aujourd’hui, nous sommes reconnaissants envers le roi d’An- « nam d’avoir obtenu de si grandes faveurs. Elles sont dues à sa « piété envers tous les Bouddhas qui sont adorés depuis mille « siècles dans les dix parties du monde.
« L’ordre royal a paru le 15e jour du 3e mois de la 4e année « du roiThinh Duc. Le village de Yen-langa donné une propriété « communale et une partie du lac à la pagode de Chiêu Thuyên « pour que le produit en soit affecté à la dépense perpétuelle « des lampes et de l’encens.
« Nous prions tous les Bouddhas de protéger éternellement « le royaume.